Algérie - Revue de Presse

Des marchés modernisés



L?APC de Constantine a finalement opté pour le choix de marchés de type parisien pour concrétiser un projet longtemps ajourné pour la réalisation d?un marché par secteur. Les neuf secteurs urbains de la commune sont concernés donc par ce projet, mais pour l?instant seulement trois sont engagés, à savoir Zouaghi, El Guemmas et Boussouf qui sera probablement le premier à être installé. Ces trois sites permettront d?évaluer ce type de marchés, composé de stands démontables installés sous des tentes. Les élus, qui ont effectué une visite sur terrain, ont préféré ce type de stands aux marchés construits en dur et qui ont démontré leurs limites à l?image du marché de Oued El Had démoli il y a quelques mois. D?ailleurs, une partie de ces marchands seront bénéficiaires de places dans les trois projets à venir et qui devront abriter entre 30 et 50 stands. Le dossier épineux du fameux marché de Daksi est lui aussi sur le point de trouver un dénouement. Les 750 souscripteurs, qui attendent depuis des années la réception de leurs locaux, devront se contenter, cependant, des tentes parisiennes car tel a été le choix de la commune. Le permis de construire obtenu, 8 millions de dinars ont été dégagés pour l?aménagement du site, nous a déclaré M. Benlebdjaoui, vice-président chargé de l?urbanisme. « Ce travail a été fait, toutefois, ajoutera-t-il, par anticipation puisque le problème du terrain d?assiette n?est pas encore résolu et les négociations avec les services du domaine, propriétaires du terrain, sont toujours en cours. » Plusieurs formules ont été proposées pour dégager une solution à ce problème assez ardu, mais l?intervention du wali a, semble-t-il, permis de faire avancer les choses. Une autre commission composée d?élus de l?APC a été effectuée il y a près d?un mois une visite au marché de Djenan Ezzitoun fermé depuis sa construction, il y a plus de quatre années. Les responsables étaient d?ailleurs étonnés de cette situation et incapables de comprendre les raisons de la défection des 92 commerçants bénéficiaires, « sauf peut-être, explique M. Benlebdjaoui, s?il s?agit de mauvaises habitudes qui poussent ces commerçants à vendre dans la rue pour éviter, entre autres, de payer les impôts ». Notre interlocuteur reconnaît que ce marché est entaché d?erreurs de conception mais qui ne nécessite pas plus que quelques rectifications pour optimiser sa fonctionnalité. Les bénéficiaires de ces locaux, qui se sont réinstallés anarchiquement dans la rue, ont été invités à rouvrir ses locaux, faute de quoi ils risquent de les perdre. Par ailleurs, la liste des 92 bénéficiaires, contestée déjà à l?époque de sa conception durant le mandat précédent, sera elle aussi repassée au peigne fin en vue de déposséder les indus bénéficiaires.


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