Lundi 688e jour de l'agression sioniste contre la population civile de Ghaza et près de 6 mois (176 jours) de siège total de l'enclave, l'armée génocidaire d'Israël poursuit ses massacres contre les femmes, les enfants, et les personnes à la recherche d'aide alimentaire.
Le rapport statistique publié, hier, par le ministère de la Santé, fait état de 403 victimes lors des précédentes 24h (dimanche), dont 58 martyrs et 308 blessés transférés vers les hôpitaux de Ghaza, portant à 62.744 martyrs et 158.259 blessés, le nombre total de victimes Palestiniennes depuis le 7 octobre 2023. Quant au bilan des victimes depuis la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, il passe à 10.900 martyrs et 46.218 blessés. En outre, l'armée d'occupation et les agents de la fondation américaine «GHF» ont tué 28 Palestiniens et blessé 184 autres dans les « centres d'aide » israélo-américains, durant les précédentes 24 heures, portant le nombre total des victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire à 2.123 martyrs et 15.615 blessés.
Par ailleurs, le ministère fait état du décès de 11 nouveaux cas de personnes affamées, dont 2 enfants, portant le nombre total de victimes de la famine et de la malnutrition, imposée par Israël et soutenue par les Etats-Unis, à 300 martyrs, dont 117 enfants.
Silence mondial
Pour la énième fois depuis le début de l'agression contre Ghaza, les hôpitaux sont la cible des bombardements de l'armée d'occupation sioniste.
Hier matin, l'hôpital Nasser, à Khan Younes, a été la cible de deux attaques quasi simultanées qui ont fait au moins 20 martyrs dont 5 journalistes, des secouristes de la Protection civile, des malades et des blessés, ainsi que du personnel médical de l'établissement. Les blessés se comptent aussi par dizaines. Captée par les caméras de la chaine Al Ghad, la seconde attaque a eu lieu en direct à la télévision. Un missile, probablement tiré par un drone, cible un groupe de secouristes de la Protection civile qui tentaient de récupérer des corps de martyrs et de blessés de la première attaque, ainsi que des journalistes venus assurer la couverture pour différentes médias dont Al Jazeera, Reuters, AP et NBC.
Les 5 journalistes martyrs sont : Hossam Al-Masry (Photojournaliste de l'agence Reuters), Mohammed Salama (Photojournaliste d'Al Jazeera), Maryam Abu Daqqa (Journaliste pour plusieurs médias, dont The Independent Arabia et l'agence AP), Moaz Abu Taha (Journaliste pour la chaine américaine NBC), et Ahmed Abu Aziz (succombant à ses blessures), indique un communiqué du Bureau des médias du gouvernement de Ghaza. L'assassinat des 5 journalistes porte à 245 le nombre des martyrs des professionnels des médias depuis le début du génocide israélien à Ghaza. Selon l'Association de la presse étrangère (FPA, acronyme en anglais), un sixième journaliste, Hatem Khaled travaillant pour Reuters, a été également blessé dans ces attaques. De son côté, la Protection civile de Ghaza a annoncé, dans un communiqué, plusieurs victimes parmi ses équipes sur place, dont un martyr et des blessés graves. « Ce matin, le monde a assisté pour la deuxième fois au bombardement du complexe Nasser par l'occupation israélienne, alors que nos équipes s'employaient à évacuer les blessés et à récupérer les corps des martyrs. Notre collègue, le chauffeur-pompier Imad Abdul Karim Al-Shaer, a péri et 7 autres membres de nos équipes ont été blessés, dont trois grièvement », lit-on dans le communiqué. La Protection civile de Ghaza rappelle que l'attaque de lundi c'est « la 26e fois que nos équipes sont prises pour cible dans le cadre de leur action humanitaire, et la 11e fois que nos équipes sont ciblées dans leurs centres et lieux de travail ».
Dénonciations unanimes du massacre des journalistes
L'attaque israélienne qui a ciblé des journalistes, alors qu'ils couvraient un précédent bombardement visant un bâtiment de l'hôpital Nasser à Khan Younes, a été unanimement dénoncée par plusieurs organisations internationales, y compris des associations de presse.
Il y a eu d'abord celle du Commissaire de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) qui a dénoncé, sur X, « l'indifférence et l'impuissance du monde». «Encore des journalistes tués aujourd'hui à Ghaza. Faire taire les dernières voix qui rapportent que des enfants meurent en silence au milieu de la famine.
L'indifférence et l'inaction du monde sont choquantes », a déclaré lundi Philippe Lazzarini.
Le Réseau Al Jazeera a dénoncé également le « nouveau crime commis par les forces d'occupation contre nos journalistes en tuant le caméraman d'Al Jazeera, Mohammed Salama, ainsi que d'autres journalistes (...) portant à « 10 le nombre de nos martyrs à Ghaza ».
« Nous condamnons avec la plus grande fermeté le crime commis par les forces d'occupation israéliennes en ciblant directement les journalistes. Le ciblage direct et l'assassinat de journalistes par Israël s'inscrivent dans une campagne systématique visant à faire taire la voix de la vérité. La campagne israélienne actuelle contre les journalistes outrepasse toutes les normes et lois et constitue des crimes de guerre. L'assurance d'Israël dans l'impunité et son insistance à réduire les journalistes au silence révèlent une intention manifeste d'obscurcir la vérité », ajoute le communiqué d'Al Jazeera.
Pour l'Observatoire euro-méditerranéen des droits de l'homme, « l'attaque israélienne (contre les journalistes) n'était pas aléatoire ».
« Le crime de l'occupation est un piège calculé pour cibler les équipes de secours et les journalistes et réduire au silence les témoins. Notre équipe de terrain a observé un drone israélien volant à basse altitude au-dessus du complexe médical Nasser avant de le prendre pour cible. L'attaque n'était pas aléatoire, mais délibérée et menée avec des directives précises des services de renseignement. Ce schéma ne constitue pas un incident isolé, mais plutôt une politique israélienne répétée, documentée à de multiples endroits », affirme l'Observatoire.
L'attaque contre les journalistes a été également dénoncée par l'Association des journalistes étrangers (FPA) qui a appelé « les dirigeants internationaux à tout mettre en Å“uvre pour protéger nos collègues, car nous ne pouvons pas les protéger seuls », ainsi que la FIJ et RSF.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Mehdi
Source : www.lequotidien-oran.com