Algérie

Crise financière aux États-Unis

L?Etat pourrait intervenir Les propositions pour surmonter la crise que connaît le système financier américain commencent à se faire jour. Maintenant que l?administration américaine a pratiquement reconnu l?inéluctabilité de la récession après avoir essayé de minimiser la crise des crédits hypothécaires, plusieurs personnalités américaines et même étrangères donnent publiquement leur point de vue sur la situation de crise et suggèrent des pistes pour minimiser les dégâts. La sénatrice de New York et ancienne première dame des Etats-Unis, Hillary Clinton, a demandé hier au président George Walker Bush de mettre en place en urgence un groupe de travail composé d?experts chargé de proposer des solutions pour surmonter la crise, y compris pour les ménages concernés par les crédits. La garantie de l?administration pourrait ramener la confiance dans l?environnement, selon elle. A cet effet, elle propose que le groupe de travail soit dirigé par l?ancien secrétaire au Trésor de l?administration de Bill Clinton, son mari. Parmi les experts qu?elle propose figurent les deux anciens présidents de la réserve fédérale, Alan Greenspan et Paul Volcker. Une autre voix s?est aussi exprimé de l?extérieur des Etats-Unis, jeudi passé. La divulgation d?un projet de rapport établi par le Fonds monétaire international et dévoilé par l?agence italienne Ansa avait estimé que l?économie des Etats-Unis restait très faible et était certainement proche d?une possible récession. Le FMI va publier ses perspectives économiques à la mi-avril. D?après ce rapport, le FMI mise sur une croissance économique mondiale de 4,2% pour 2008, ce qui constitue une légère hausse par rapport à sa prévision de 4,1% faite en janvier. Le FMI a confirmé sa prévision d?une croissance de 1,5% pour les Etats-Unis en 2008. Pour la zone euro, le FMI table sur une croissance de 1,6% en 2008. Les estimations de l?Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) sont différentes puisqu?elle mise sur une croissance de 0,1% du PIB américain au premier trimestre 2008 et à une croissance nulle au deuxième. Pour la zone euro, l?OCDE table sur une croissance à 0,5% au premier trimestre et à 0,4% au deuxième. L?ancien président de la réserve fédérale, Alan Greenspan, avait estimé deux jours plus tard que la crise actuelle aux Etats-Unis pourrait se révéler la plus douloureuse depuis 1945. De l?extérieur, c?est le ministre japonais des Finances qui a rappelé l?expérience japonaise dans un entretien au Financial Times. Le ministre japonais a estimé qu?au vu de l?expérience japonaise, une injection de fonds est inévitable. Si au début de l?apparition des premiers symptômes les avis exprimés étaient plutôt optimistes, depuis quelques semaines, les avis alarmistes sur la profondeur de la crise sont de plus en plus nombreux et ce même si beaucoup d?experts pensent que l?économie américaine va reprendre très rapidement de cette crise. Cette solution de faire intervenir l?Etat n?est pas exclue à Washington. Elle consisterait en un rachat massif par le gouvernement des produits financiers basés sur les crédits immobiliers. La garantie de l?Etat permettrait de rétablir la confiance et d?éviter un effondrement du système financier.
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