Algérie

Création de joint-ventures pour booster les transports

Création de joint-ventures pour booster les transports
Pour le ministère des Transports, cette fin du mois de mars 2016 est à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire des transports algériens. C'est la période qu'a choisie le premier responsable de cette institution, Boudjema Talai, pour relancer les projets prévus dans le cadre du programme de réhabilitation de l'ensemble des filières du secteur. Ces projets dont la matérialisation paraissait interminable tournaient pratiquement au ralenti depuis 2012.Ce faisant, le ministre donne l'impression de plaider pour la réhabilitation de l'acte d'entreprendre. Une nouvelle vision se trace, donc, pour l'entreprise algérienne, du moins celle en relation avec le transport sous toutes ses formes. A court terme, elle est appelée à présenter une image plus dynamique et plus participative dans la conception et la mise en ?uvre des politiques de développement économique du pays. L'équipe, qu'il a mise en place consolidée récemment par le rajeunissement opéré à la tête des directions des ports d'Algérie, a été fortement présente dans l'élaboration de sa nouvelle stratégie de la gestion du secteur. Celle-ci est synonyme de mise à exécution d'autres projets planifiés dans le cadre de la stratégie de réhabilitation du ferroviaire du ministre des Transports Boudjema Talai, ces derniers mois. Ce que confirment du reste les récentes signatures de contrats en partenariat avec des opérateurs, économiques indiens, français, suisses, espagnols et chinois, pour créer des joint-ventures. Confirmation également au regard de la disponibilité depuis 2012, des 20 milliards de dollars débloqués par l'Etat pour la réhabilitation du rail en Algérie. Boudjema Talai y a ajouté d'autres challenges en relation avec le développement. «Chaque chose en son temps», avait-il répondu aux représentants de la presse quant à des précisions sur la finalité de la multitude de contacts qu'il a entrepris avec des opérateurs économiques étrangers. Ils ont abouti à la signature de contrats portant création en Algérie de joint-ventures. Ceux-ci disposeront d'un plan de charge consistant portant sur des opérations de dédoublement ou de réalisation de nouvelles voies ferrées et la modernisation d'anciennes. Au total, ce sont 10 500 kilomètres de rail à poser. Dans le lot, il y a les 1 500 km avec leurs équipements à poser pour rallier Ghar Djebilet. Depuis 2012, seulement 2 300 km ont été pris en charge pour être réalisés. Ce retard de plusieurs années aurait imposé au plus haut niveau des institutions de la République de créer, dans le cadre du partenariat, des sociétés mixtes dont le capital social serait à 51% algérien et 49% étranger. Elles auront pour mission, chacune en ce qui la concerne, la réalisation de différents itinéraires du rail dont ceux de Tébessa-Sidi Bel-Abbès et Biskra-Ouargla-Ghar Djibilet. Il y a aussi les grands travaux du métro d'Alger qui se poursuivront, les gares maritimes, ferroviaires et routières. La perspective de relancer ces projets semble avoir stimulé l'énergie des cadres dirigeants algériens de différentes entreprises de réalisations et de production. Dans sa démarche, le ministère des Transports semble avoir pris en considération l'instruction du Premier ministre portant récupération par les entreprises portuaires de toutes les surfaces implantées dans l'enceinte des ports et laissées vacantes par les entreprises publiques économiques dissoutes. Les joint-ventures sont également concernés par les activités de maintenance et d'entretien des équipements portuaires, le dragage des ports pour atteindre une profondeur permettant l'accès des navires marchands gros tonnages. Il reste cependant que la ligne ferroviaire de Ghar Djibilet pour le transport du minerai est classée priorité des priorités. De par leur intéressement au développement du gisement de Ghar Djebilet (Tindouf) qui recèle d'importantes réserves en minerai de fer, les Chinois sont inscrits en tête de liste des partenaires économiques de l'Algérie. Il faut préciser que le minerai de Ghar Djebilet est un projet structurant en termes de création d'emplois, de sécurisation des approvisionnements internes et des possibilités d'exportation. Le même gisement permettrait de consolider le partenariat avec les Indiens pour la création d'une aciérie. Cette dernière s'avère incontournable pour répondre aux besoins en rail de 1,5 million exprimés par le seul ministère des Transports. Il réduira de beaucoup le montant de l'enveloppe financière actuellement de 7 milliards de dollars/an destinée au règlement de l'importation par l'Algérie de quelque 6 millions de tonnes/an d'acier.


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