Algérie

Cour criminelle de Sidi Bel-Abbès Le procès des six policiers renvoyé

Cour criminelle de Sidi Bel-Abbès                                    Le procès des six policiers renvoyé
Les policiers sont accusés de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort, sans intention de la donner.
Le procès des six agents de police dont un commissaire, un officier, deux inspecteurs de police et deux agents de l'ordre public accusés de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort, sans intention de la donner, de Mohamed Bachir, 33 ans, programmé pour hier à la cour de justice de Sidi Bel-Abbès, a été renvoyé à la prochaine session. La défense des accusés qui a remarqué l'absence de trois témoins (le chef de la sûreté de la wilaya d'Aïn Témouchent, son chef de service de la sécurité publique et du médecin légiste) s'est présentée pour demander la présence de ces derniers.
La demande formulée par le bâtonnier,
Me Athmani, a été motivée par le fait que pour la poursuite judiciaire des officiers de la police judiciaire et officiers supérieurs, le rapport préliminaire a été signé et établi par le chef de la sûreté de wilaya et envoyé au procureur de la république d'Aïn Témouchent. À ce sujet, et selon maître Athmani, 'dans le cadre de la poursuite contre des officiers, il y a une procédure spécifique qui consiste à aviser, en premier lieu, le président de la cour qui désigne à son tour un juge d'instruction'. Après une délibération de quinze minutes, le tribunal est revenu pour annoncer le renvoi de l'affaire à la prochaine session criminelle. Le président du tribunal a estimé que les éléments dont il dispose sont insuffisants pour rendre un verdict en indiquant que la présence des trois témoins est obligatoire. La demande de liberté provisoire pour les inculpés introduite par les avocats de la défense a été refusée. Pour rappel, les faits de cette affaire remontent au 30 juin 2011 à Aïn Témouchent, lors d'émeutes qui ont éclaté à la suite de l'affichage des listes des bénéficiaires de logements sociaux. Ce jour-là, Mohamed Bachir, qui était parmi les manifestants qui se dirigeaient vers le siège de la radio locale, aurait été victime de violences commises par la police qui assurait la protection du site. Après l'arrestation de la victime et suite aux coups qui lui auraient été portés, il a été évacué vers les urgences médicales où il a été opéré de la rate et l'appendice. Le 4 juillet, après qu'il fut tombé dans le coma, Mohamed Bachir a été évacué vers le CHU d'Oran où il succomba le 12 juillet.
A. B
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