Le directeur exécutif de l'Organisation de protection contre les armes et leurs conséquences, M. Aymen Serour, a indiqué jeudi que la Convention d'Ottawa sur l'interdiction des mines antipersonnel avait permis en quinze ans d'existence de réduire le nombre de victimes des mines antipersonnel de 300.000 en 1997 à 4.500 en 2012.
"Le véritable enjeu (s'agissant de l'élimination des mines anti-personnel) est lié à la volonté des Etat de mettre en application la Convention d'Ottawa", a précisé M. Serour lors des travaux du séminaire sur "les victimes des mines antipersonnel", organisé par le Conseil national économique et social (CNES) en coordination avec le ministère de la Défense nationale (MDN).
Il a rappelé que 161 Etats avaient adhéré à cette convention entrée en vigueur en 1997, ajoutant que le financement des projets et des stratégies nationales pour l'élimination des mines s'élevait à "plus de 5 milliards de dollars".
De nombreux pays ne détiennent plus de mines et aucun commerce de mines n'a été enregistré depuis la ratification de la Convention d'Ottawa, a souligné M. Serour.
Bien que 13 pays, dont Cuba, le Pakistan, la Russie, la Chine et l'Inde, maintiennent toujours leur droit à la production de mines à des fins d'entraînement, ils n'en ont pas produit depuis 2000, selon des statistiques.
Toutefois, a-t-il fait savoir, ces pays ne détiennent pas plus de 5000 mines antipersonnel.
Ces dernières années ont été marquées par une utilisation "limitée" des mines antipersonnel par des groupes armés en Syrie et en Libye seulement.
A l'occasion de la journée internationale de sensibilisation aux dangers des mines et pour l'assistance à la lutte antimines, célébrée le 4 avril, le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, a affirmé dans un message, que la stratégie de l'ONU en la matière pour la période 2013-2018 "définit une série de mesures pour vivre dans un monde sûr et viable où les individus et groupes pourront réaliser le développement social et économique permettant aux survivants de jouir de leurs droits à l'instar des autres membres de la société".
Il a également indiqué que 161 pays membres avaient accepté d'être liés par la Convention d'Ottawa sur les mines antipersonnel et 111 pays avaient ratifié la convention relative aux droits sur les armes à sous-munitions alors que 81 pays ont accepté le Protocole V relatif aux restes explosifs de guerre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz