Constantine - Revue de Presse

Constantine à l?ère des mutations


Des études inédites Avec peu de moyens, l?unité de recherche Constantine à l?ère des mutations dépendant de la faculté des sciences humaines et sociales de l?université Mentouri de Constantine n?aura pas finalement démérité en parvenant à faire aboutir une série d?études et de projets de recherche d?une qualité appréciable. Le séminaire national qu?elle vient d?organiser à l?université Mentouri autour du thème « Les institutions urbaines entre la résistance au colonialisme et l?adaptation à la modernité » et qui n?a pas bénéficié d?une médiatisation digne, en dépit des travaux de qualité présentés durant deux jours, aura démontré que ce noyau de chercheurs pourra aller plus loin dans ses investigations pour finaliser des projets fort probants. Les sujets des communications proposées par des chercheurs venus des universités de Constantine, d?Alger, d?Oran, d?Adrar ainsi que ceux du centre universitaire d?Oum El Bouaghi et répartis sur cinq axes principaux dont « Résistance et adaptation », « La ville et les paris de l?urbanisation », « Les paris de la terre », « Modèles coloniaux », et « Adaptation ou libération » ont touché les aspects particuliers de l?histoire de Constantine principalement et celle de l?Algérie, durant les premières années de la colonisation française avec l?étude de toutes les mutations qui s?en suivirent. On notera à cet effet l?intervention de Mme Fatima Zohra Guechi, présidente du projet de recherche, sur la réaction des cadis musulmans de la ville de Constantine face à la francisation de la justice et à sa centralisation, un thème qui nécessitera encore plus d?investigation, selon l?intervenante, en raison de l?indisponibilité des archives toujours conservées outre-mer. Relevons au passage qu?une étude finalisée par Mlle Yasmina Zemouli, enseignante à l?Ecole normale supérieure n?a pas manqué de susciter l?intérêt de l?assistance en proposant de jeter la lumière sur l?institution de l?état civil en 1858 et l?héritage légué à la suite de l?application de la loi du 23 mars 1882 relative aux noms familiaux. D?autres communications ont fait le tour des expériences que les Algériens ont connues avec l?avènement de l?administration française notamment en matière de gestion des affaires de la ville avec l?apparition de la notion de municipalité, l?évolution des transactions foncières, la surimposition d?un modèle urbanistique nouveau sur le tissu ancien, les mutations imposées sur la mosquée et les institutions religieuses. Tant de questions qui ont fait donner à un débat instructif resté cantonné, hélas ! dans des cercles restreints.

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