Algérie

Commentaire


Inadaptation aux menaces non militaires Une photographie de la situation politique dans ses différents volets, avec un zoom sur les événements les plus préoccupants de l’heure, montre qu’un apaisement généralisé des tensions ne peut poindre à l’horizon dans les conditions où se multiplient, s’aggravent et se manipulent les facteurs de déstabilisation et que tendent à s’imposer les rapports de force et les règlements de compte. L’objectif, probablement, ne serait pas celui de la moralisation toutes catégories confondues, y compris sur l’histoire, mais celui des perspectives de pouvoir. La conjonction de tant d’événements aussi condamnables les uns que les autres, risque de faire enraciner les convictions que la majeure partie de la classe politique a des choses à se reprocher, si cela n’est pas réellement ce qui serait recherché, plaçant à l’affût ceux qui voudraient «s’offrir» au pays comme recours. Mais, il est vrai que ce qui se passe risquerait d’ébranler les fondements de l’autorité, y compris du pouvoir. Que «peut» réellement le pouvoir? Celui-ci a été toujours pris en flagrant délit d’impréparation à prévenir et à affronter les différentes situations, dont nombre d’entre elles sont porteuses de menaces. Il donne l’impression d’être en retard sur les adaptations aux nouvelles menaces non militaires, dont la criminalité multiforme, les déstabilisations... Comment fera-t-il pour amortir les implications des menaces portant sur la révision des passés historiques dont il n’est pas à écarter qu’il y ait des arrière-pensées en terme d’enjeu de pouvoir et de déstabilisation? Elle est erronée l’idée émise par le pouvoir selon laquelle le dialogue se poursuit dans les institutions, alors qu’il est visible que celui-ci a pris résidence dans la rue. On ne peut pas dire que le dialogue a déserté l’enceinte du parlement, par exemple, car il n’y était jamais entré du fait que les parlementaires se sont, pour la majorité, élus relais de leurs partis au sein de l’exécutif, alors que ceux de l’opposition ne sont pas maîtres des thèmes des débats, car rendus impuissants du point de vue législatif.
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