Algérie

Commentaire


Le mensonge ne tue pas aux Etats-Unis Il y a de ces mea-culpa, dont celui que vient de faire Aznar, l’ancien chef du gouvernement espagnol, qui surviennent bien en retard, après que des décisions erronées eurent conduit et conduisent encore à la mort des milliers de personnes en Irak. Aznar affirme maintenant qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive en Irak. Dans son discours sur l’état de l’Union, en janvier 2003, Bush avançait avec une forte persuasion que les services de renseignement avaient abouti à la conclusion que Saddam aidait et protégeait les terroristes, notamment ceux d’El Qaïda. Dick Cheney, vice-président des Etats-Unis, disait : «Nous savons que les Irakiens disposent d’armes bactériologiques et chimiques et qu’ils cherchent à acquérir des armes nucléaires». C’était le 17 mars 2002. Le 24 septembre 2002, Tony Blair disait que Saddam pouvait déployer ses armes de destruction massive en 45 minutes. Et pourtant, les services de renseignement américain et anglais trouvaient ces résultats fort exagérés et absolument douteuse l’existence des liens entre l’Irak et El Qaïda. Evidemment, après l’entrée des troupes américains en Irak, il n’y eut aucune découverte d’armes de destruction massive, ni de lien prouvé avec El Qaïda. Pire, même en octobre 2003, Donald Rumsfeld écrivait dans un mémorandum publié par le quotidien américain ‘USA Today’ : «Nous manquons d’outils pour mesure si nous gagnons ou perdons la bataille mondiale contre le terrorisme. La cause du djihad n’avait pas reculé». Après la victoire, fin 2006 des démocrates américains, le nouveau secrétaire à la Défense reconnaît qu’»en Irak, les Américains ne sont pas en train de gagner la guerre». On peut ainsi en tirer deux conclusions au moins. S’il n’y avait pas de lien entre l’Irak de Saddam et El Qaïda avant la guerre, aujourd’hui c’est l’intervention militaire américaine qui a introduit El Qaïda en Irak. Plus les Américains disent combattre El Qaïda, plus cette dernière gagne de nouveaux territoires, ce qui nous permet de dire que le gouvernement américain est le meilleur facteur de propagation du terrorisme, à tel point que Bush et Ben Laden semblent se rendre mutuellement service. A la faveur de la lutte mondiale contre le terrorisme, les forces armées américaines sont déployées partout dans le monde, y compris en Asie centrale, en Asie de l’Est, plus près de la Chine et de la Russie, et là où il y a du pétrole. La deuxième conclusion est qu’il n’existe pas, plus particulièrement dans les «démocraties», de dispositions constitutionnelles qui contraignent les gouvernements qui, par leurs mensonges à leurs peuples, ont provoqué un nombre important de morts, à la démission et à leur poursuite en justice.
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