Algérie

Commentaire


Vision présidentielle des partis La vision présidentielle des partis politiques et du mouvement associatif n’est nullement en faveur de ces derniers. Fictifs. Les élus n’en sont pas logés à meilleure enseigne, eux qui changent de partis selon leurs intérêts ou plutôt pour rester fidèles à leurs intérêts. L’exemple des émeutes locales le montrerait assez bien. Très souvent, des émeutes éclatent, se traduisant par des incendies, des blocages des routes, mais aussi des affrontements avec les forces de l’ordre. Il arrive même que les forces de l’ordre se présentent en surnombre par rapport aux jeunes émeutiers qui sont de plus en plus enclins à aller à l’affrontement physique, depuis que les forces de sécurité sont instruites de ne pas faire usage des armes à feu. Les émeutes, pour le moment, ne revêtent nullement le caractère politique, mais leur répétition dans le temps peut permettre toutes les hypothèses, dont celle de leur coordination. Il est cependant à noter, à l’évidence, que les partis et l’ensemble de la classe politique sont dans un contexte où, ni le mécontentement social ne peut être récupéré par l’opposition pour lui donner une couverture politique, ni les partis dont on dit qu’ils sont au pouvoir ne peuvent tempérer celui-ci. C’est peut-être ce qui avait pu justifier les remarques qu’avait faites le président de la République à propos des partis politiques, toutes tendances et catégories confondues, en les accusant de sommeiller puis de ne se réveiller qu’à l’occasion des élections. Il apparaît alors comme logique que les actions sociales se retrouvent isolées du côté politique, ce qui ne contribue nullement à rendre compte avec exactitude de la configuration politique actuelle, la tendance étant par conséquent celle de croire que les pouvoirs réels auxquels ont renoncé les partis politiques seraient plutôt détenus par l’administration. Même les organisations syndicales, aussi bien le partenaire social attitré que celles qui se revendiquent du statut d’autonomes, n’apparaissent trouver toute la confiance, et surtout une totale adhésion des travailleurs et de leurs familles, c’est-à-dire des populations. Le résultat a été doublement visible. Alors que les pronostics étaient à une rentrée sociale mouvementée, une explosion, selon les termes utilisés, et également à une rentrée politique mouvementée, en réalité il n’en a pas été ainsi. Il y a eu quand même des actions menées par des syndicats autonomes mais pas assez pour dire que ceux-ci ont la haute main sur le monde des travailleurs. Le Président n’a pas critiqué que les seuls partis. Il était également tombé presque à bras raccourcis sur les élus et le mouvement associatif. De la présence seulement, et encore parfois, presque tout à fait inaperçue. On avait beau parler de la rentrée sociale, comme si le front social allait s’embraser, de la rentrée politique comme si tous les acteurs politiques allaient donner libre cours à leurs différences, se démener et créer l’événement de l’année ou de la décennie, de la rentrée judiciaire comme si les magistrats allaient faire peau neuve en terme de changement immédiat, remarquable et remarqué pour ce qui concerne les mentalités, on s’aperçoit finalement qu’au cours des ans, toutes les rentrées se ressemblent.
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