Algérie

Commentaire


Pour un Parlement majoritairement incolore De la même façon que le Conseil de sécurité de l’Onu, dans ses composantes permanentes, est dit non représentatif du courant mondial, preuve étant que l’opinion publique mondiale s’était exprimée contre la guerre en Irak, mais en vain, car elle n’a pas été prise en compte, il s’avère que la représentation au Parlement est déficitaire, compte tenu que le cours de la poursuite de la violence est indépendant de toute influence de l’Assemblée nationale, que les émeutes tournantes le sont également, que le niveau de corruption dans le pays l’est également, ainsi que tous les maux sociaux qu’il est inutile d’énumérer. Il en est également de même pour les événements dont on peut dire qu’ils peuvent annoncer ce qui peut être de bien pour le pays. Peut-être que cela serait dû au fait que celle qui est appelée, tantôt la majorité parlementaire, tantôt la majorité présidentielle, ne semble avoir pour mission que de condamner l’opposition à l’impuissance législative et de servir d’instrument de légalisation des décisions du gouvernement. Y a-t-il eu un jour le sentiment que le Parlement serait sur le point de se souder en bloc pour rejeter un projet de loi, pour faire passer un projet de loi qui serait de son crû, à part sur la question de la fixation des indemnités des députés qui avait transcendé les clivages idéologiques et tout ce qui est présenté comme étant d’autres fractures? Bien évidemment, la lecture d’une telle «disjonction» pourrait se faire sous l’angle de la peu représentativité des partis politiques, ou bien sous celui de la désaffection du public de la «chose» politique, ou bien alors de la perception selon laquelle il faudrait revoir complètement le fonctionnement du Parlement et le système d’admission à la représentativité. Si les partis qui existent se revendiquent d’une idéologie pour certains, et simplement du soutien au président pour d’autres, il apparaît que les populations, dans leur majorité, ne semblent pas présenter de convictions doctrinales alors que la loi électorale favorise les partis politiques par rapport au mouvement associatif. Pourquoi, dans cette phase de transition, ne pas mettre à égalité les partis politiques et les associations en leur accordant le même droit à présenter des listes aux élections législatives, avec les mêmes critères? Peut-être qu’une APN majoritairement incolore serait plus représentative, intégrerait le débat en son sein, au lieu de le laisser s’exprimer dans la rue sous la forme d’émeutes et de répression, ainsi que des condamnations en justice en réaction? L’opinion publique devrait sûrement en avoir ras-le-bol de la guerre des chefs, des déchirures au sein des partis, justifiées par le maintien du cap sur les intérêts personnels, des regroupements de partis sans consultation de la base des militants. Si, alors, il peut être admis que l’ensemble des partis réunis ne représenteraient pas la majorité des populations, pourquoi alors ne pas considérer qu’une APN majoritairement incolore serait mieux représentative?
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