Algérie

Comment réinventer la Seleção '

Comment réinventer la Seleção '
Un tel cataclysme laisse forcément des traces. Balayé (7-1) par l'Allemagne en demi-finale de sa Coupe du monde puis corrigé (3-0) par les Pays-Bas lors de la petite finale, le Brésil est encore groggy. Si Luiz Felipe Scolari, son staff et ses joueurs avancent la thèse de la panne générale, les observateurs du football auriverde voient eux dans ces défaites un mal plus profond, structurel, pointant du doigt la formation et l'organisation (corrompue ') du football national. Pourtant, la Seleção n'a pas le temps de s'apitoyer, elle doit se relever, et vite. D'importantes échéances l'attendent dans les mois et années à venir: la Copa América 2015 au Chili, les Jeux Olympiques 2016 (que le Brésil n'a jamais remporté), à domicile, à Rio de Janeiro, et la Coupe du monde 2018 en Russie. Quel sera le visage de l'équipe pour ces grands rendez-vous 'La majorité des 23 sélectionnés pour le Mondial seront encore à disposition, s'il le souhaite, du futur sélectionneur (Scolari étant sur le départ, on parle de Tite, ex-technicien des Corinthians notamment, pour le remplacer). «Comme Felipão l'a dit, il y a 13-14 joueurs de cette liste qui seront sans doute au Mondial 2018, en Russie», a confirmé Thiago Correia du quotidien brésilien Lance ! On pense à Neymar (22 ans), Bernard (21 ans), Oscar (22 ans), Paulinho (25 ans), Willian (25 ans), Marcelo (26 ans), Luiz Gustavo (26 ans), Ramires (27 ans) ou David Luiz (27 ans).Thiago Silva (29 ans), Fernandinho (29 ans), Hernanes (29 ans) et Dante (30 ans) pourraient continuer à les accompagner. En revanche, certains éléments sans cesse discutés tels que Jô (27 ans), ou Hulk (27 ans) ne seront peut-être pas reconduits. Idem pour des joueurs vieillissants comme Daniel Alves (31 ans), Maicon (32 ans), Maxwell (32 ans) ou Julio César (34 ans), qui ne représentent plus franchement des solutions d'avenir. Fred (30 ans) a lui déjà fait savoir qu'il arrêtait sa carrière internationale.Qui pour donner un nouvel élan 'Certains postes-clés risquent donc de subir un sacré lifting, notamment dans les buts, sur le côté droit de la défense et sur le front de l'attaque. Entre les poteaux, pour reprendre le flambeau, plusieurs candidats se dégagent. Diego Cavalieri (32 ans, Fluminense, ex-Liverpool), Diego Alves (29 ans, FC Valence) ou Rafael Cabral (24 ans, Naples) sont certains des noms qui circulent.En défense, à droite, Rafinha (29 ans, Bayern Munich) et Danilo (23 ans, FC Porto) s'imposent comme de possibles solutions de rechange immédiates, tout comme Filipe Luis (25 ans, Atlético Madrid) et Alex Sandro (23 ans, FC Porto) à gauche. Dans l'axe, Marquinhos (20 ans, Paris SG), Doria (19 ans, Botafogo) ou Dédé (26 ans, Cruzeiro) présentent également un profil intéressant. Au milieu, des jeunes comme Paulo Henrique Ganso (25 ans, São Paulo), Lucas Piazon (21 ans, Chelsea) ou Philippe Coutinho (22 ans, Liverpool) auront peut-être leur mot à dire.«Philippe Coutinho aurait déjà dû être là cet été. Tout le monde était d'accord pour dire qu'il manquait un joueur comme lui dans cette équipe. Il aurait pu concurrencer Oscar et amener cette touche de créativité dans l'entrejeu», a expliqué Thiago Correia. Lucas (22 ans, Paris SG) ou Alan Kardec (25 ans, São Paulo) en attaque peuvent aussi s'avérer des recours précieux. Qui sait, des espoirs déchus reviendront peut-être aussi de nulle part '«Tout le monde pensait que les deux attaquants qui lutteraient pour une place de titulaire lors de cette Coupe du monde seraient Leandro Damião (Santos) et Alexandre Pato (São Paulo, ex-AC Milan). Aujourd'hui, ils sont loin de leur meilleur niveau. Ils n'ont pas répondu aux attentes», a-t-il regretté. Le réservoir de joueurs existe. Seulement, ces derniers n'ont pas assez de bagage au plus haut niveau ou n'ont pas encore affiché la régularité qui ferait d'eux des éléments incontournables pour construire l'avenir et voir venir en toute sérénité.Parmi la jeune génération, qui a notamment remporté le Tournoi de Toulon cette année, certains noms comme Thalles (19 ans, Vasco da Gama), Ademilson (20 ans, São Paulo) ou Leandro (21 ans, Palmeiras) se révéleront peut-être. Mais au Brésil, personne ne leur trouve le talent qu'ont pu avoir certains de leurs glorieux prédécesseurs, regrettant notamment un déficit technique profond. «Le potentiel s'est amoindri. Si l'on compare à avant, il y a beaucoup moins de choix, d'options de qualité.(...) Il y a quelques bons jeunes, mais sans plus. Il y a un vrai problème de formation. On ne s'intéresse plus qu'aux résultats dans les catégories de jeunes, sans se pencher sur la formation technique et le jeu. Il y a de quoi être inquiet», a résumé notre confrère brésilien Stephan Rozenbaum de TV Bandeirantes. En attendant les jours meilleurs, certains craignent une longue période de disette. Le Brésil parviendra-t-il à se réinventer '


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