Une loi portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale des rapatriés français en 1962, après la Guerre d’Algérie, a été votée par le parlement français en 2005. Il y est question de bienfait colonial en Afrique du nord. L’adoption de cette loi a provoqué une crise mémorielle majeure entre la France et l’Algérie qui met, jusqu’à aujourd’hui, aussi bien les relations que les populations dans une situation des plus malaisées. En France, elle a soulevé un problème entre les intellectuels et les politiques. Les chercheurs, et particulièrement les historiens considèrent qu’ils ont été violemment bousculés, de manière autoritariste. En Algérie, plusieurs politiques ont réagi, mais très peu de chercheurs ont relevé le défi. Se basant sur les instruments, aujourd'hui mondialement consacrés, que sont les Indicateurs Objectivement Vérifiables (IOV), cet article soumet une contribution universitaire au débat sur les bienfaits et les méfaits du colonialisme. Le domaine privilégié pour ce faire est le développement humain puisqu’il est la finalité de toute politique de développement. La santé et l’éducation sont unanimement reconnues comme étant les deux piliers du développement humain. L’analyse de l’évolution des Indicateurs du Développement Humain (IDH) dans ces deux domaines démontre que les véritables bénéficiaires des profits du colonialisme sont les populations coloniales européennes, peu nombreuses. Par contre, les populations autochtones millénaires et beaucoup plus nombreuses ont été appauvries, déculturées et asservies pendant près d’un siècle et demi.
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Posté par : einstein
Ecrit par : - Kouidri Mohammed
Source : Insaniyat Volume 18, Numéro 66, Pages 159-185