L'aventure de la sélection nationale A' a pris fin bien plus tôt que prévu. Le Soudan est passé par là pour créer la sensation et déjouer tous les pronostics, profitant de l'incapacité des nôtres à concrétiser leur domination. Pourtant, les Verts avaient les possibilités de se mettra à l'abri durant le temps réglementaire sans que personne n'aurait crié au scandale compte tenu de leur supériorité dans le jeu. Mais, avec des options offensives limitées, on ne pouvait rien espérer pour les nôtres. Cette élimination prématurée, loin d'être un accident de parcours, s'inscrit dans une continuité inquiétante. Ce n'est pas également une contreperformance, mais c'est le révélateur d'un système à bout de souffle.
Durant les quatre derniers matchs, l'EN n'a rien montré de convaincant avec des prestations fades, des résultats nuls et l'absence de caractère. La victoire inaugurale face à l'Ouganda, trompeuse, n'aura été qu'un feu de paille. Comment accepter de voir des joueurs évoluer dans un championnat qui, selon certaines estimations, engloutit plus de mille milliards par an, sans pour autant garantir performance, développement ou formation ? La vérité est là et bien là: notre football peine à atteindre les standards du haut niveau. Lors de ce quart de finale, les nôtres sont passés à côté de leur sujet face à un adversaire, visiblement limité techniquement.
Le Soudan a opté pour une stratégie clairement basée sur l'attentisme et une prudence excessive, laissant l'initiative du jeu aux Algériens. Pourtant malgré cette domination et une possession largement en faveur des nôtres, les protégés de Madjid Bougherra n'ont pas su concrétiser leurs occasions pour se mettre à l'abri d'un retournement de situation.
La qualité de la passe au milieu de terrain a souvent fait défaut, privant les attaquants de ballons exploitables. Les relances approximatives ont également handicapé la fluidité du jeu avec des attaquants trop statiques. Le système de jeu préconisé du coach national consistait à solliciter trop souvent Meziane à l'aile gauche sans réelle alternative offensive, ce qui a facilité la tâche de la défense adverse. Un plan de jeu trop lisible pour inquiéter l'adversaire. Le public, légitimement déçu, ne digère pas ce nouvel échec comme en témoignent les nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Alors, qui est responsable de cette sortie qui est restée en travers de la gorge des milliers de fans algériens ? Choix des joueurs par l'entraineur. Manque d'expérience du coach sur le plan international. Limites de niveau technique de notre championnat. Absence de vision ou de véritables projets de jeu de nos clubs ? En somme, notre football a tendance de stagner et même régresser. C'est ce qui arrive quand la médiocrité prend le dessus sur la compétence. C'est l'amère réalité que malheureusement personne ne veut prendre en considération. Jusqu'à quand ? On n'en sait rien.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M. Zeggai
Source : www.lequotidien-oran.com