La Confédération africaine de football a publié la liste des officiels retenus pour le CHAN 2024 (reporté à 2025), qui se tiendra du 2 au 30 août au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Une Marocaine figure parmi les arbitres centraux, tandis que des figures bien connues du sifflet africain seront à la VAR.
Les sélectionneurs des équipes africaines ne sont pas nécessairement «excités» dans le sens où ils seraient débordés d'enthousiasme à l'idée de diriger et de préparer à la fois les joueurs retenus après la CHAN aux éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations 2025 et la Coupe du Monde. Qui sont-ils ces entraîneurs, qui entraînent et forment à la fois les joueurs africains ? Où sont les compétences africaines ? Des sélectionneurs africains remontent
à la surface
Pour de nombreuses personnes interrogées à deux semaines du CHAN, les entraîneurs africains, eux, étaient souvent cantonnés à des rôles d'adjoints, limités aux tâches en coulisses. Aujourd'hui à la veille des trois grands événements sportifs : CHAN, CAN et Coupe du monde, ce sont des sélectionneurs africains qui se mettent sur le terrain. «Les fédérations sont convaincues de la réussite des sélectionneurs qui ont des connaissances, de l'expérience et la capacité de mener nos équipes vers la victoire'ils comprennent les joueurs et leur mentalité», expliquait, à titre de référence, l'ex-international Camerounais Samuel Eto'o.
«Un entraîneur africain sait ce que signifie porter le maillot et se battre pour son drapeau. Cela n'a pas de prix». Un autre professionnel dans une synthèse reconnaît que «Bon nombre de ces entraîneurs africains de nouvelle génération ont évolué au plus haut niveau en Europe avant de se reconvertir en techniciens. Aujourd'hui, plusieurs des meilleures sélections africaines ont adopté le leadership local». La preuve : La légende sud-africaine Benni McCarthy a récemment été nommée sélectionneur du Kenya, 47 ans, avec une expérience notable. Il occupait dernièrement le poste d'entraîneur des attaquants à Manchester United. tandis que son compatriote Morena Ramoreboli est à la tête du Botswana. Aliou Cissé, de son côté, a pris les rênes de la sélection de Libye depuis le 11 mars 2025, c'est-à-dire que depuis 2024, 31 des 54 sélections du continent sont dirigées par des experts locaux. Une dame arbitre maghrébine au sifflet
Avec neuf places garanties pour l'Afrique à la Coupe du Monde 2026, les grandes nations du continent cherchent avant tout la stabilité. «Pendant des années, les équipes africaines changeaient de sélectionneur avant chaque compétition, recrutant souvent un technicien étranger qui connaissait à peine son effectif», explique Kalusha Bwalya, ancien président de la Fédération zambienne.
Le CHAN décolle ce 2 août, la Confédération africaine de football annonce que sur les 26 arbitres principaux retenus pour cette édition 2025, elle décide de mettre à l'affiche une dame arbitre maghrébine, Bouchra Karboubi, arbitre marocaine qui sera accompagnée dans cette mission par une autre femme arbitre centrale, Shamirah Nabadda (Ouganda), et plusieurs arbitres assistantes comme Diana Chikotesha (Zambie) ou Carine Atezambong Fomo (Cameroun), confirmant l'engagement de la CAF en faveur de la représentation féminine dans l'arbitrage. Deux arbitres algériens au rendez-vous
Côté arbitres masculins, on retrouve entre autres Yannick Malala Kabanga (RD Congo), Lotfi Bekouassa (Algérie), Adalbert Diouf (Sénégal), ou encore Abdel Mefire Abdou (Cameroun), tous habitués des compétitions continentales. L'Algérie comptera deux représentants : Loutfi Bekouassa et Houssam Benyahya. Idem pour le Maroc avec Kech Chaf Mustapha en plus de Bouchra Karboubi. Plusieurs références du sifflet africain désormais converties à la vidéo, comme : Ghorbal Mustapha (Algérie), l'un des arbitres les plus capés du continent. Bamlak Tessema Weyesa (Éthiopie), habitué des CAN, Coupes du monde et finales interclubs. Issa Sy (Sénégal), international CAF-FIFA au pedigree solide. Dahane Beida (Mauritanie).
«70 officiels au total (26 arbitres, 26 assistants et 18 VMOs), représentant plus de 30 fédérations africaines. Ce CHAN-2025 qui se dispute dans trois pays (Kenya, Tanzanie et Ouganda), sera une nouvelle vitrine de l'évolution du niveau de l'arbitrage africain, notamment à travers l'utilisation du VAR dans un cadre régional».
Synthèse de H. Hichem
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rédaction LNR
Source : www.lnr-dz.com