Algérie

Chaîne de télévision Gulli Islam, un enfant écarté d'un jeu télé pour son prénom

L'histoire émouvante du petit Islam, un enfant de neuf ans écarté d'un jeu télévisé de la chaîne française «Gulli» à cause de son prénom, vient, une nouvelle fois, entacher l'image de diversité prônée par ce pays. L'enfant, Islam Alaouchiche, de nationalité française mais d'origine algérienne vient de découvrir, précocement, dans les studios d'Angel Productions, le traitement qui peut être réservé aux enfants de la communauté musulmane. Le petit Islam, habitant à Colombes, en région parisienne, n'avait qu'un seul rêve: participer au jeu télévisé «In ze boite», diffusé par la chaîne privée destinée aux jeunes «Gulli», mais ce rêve s'est vite transformé, le 16 février dernier, en cauchemar. Le petit Islam avait postulé en février dernier sur Internet à ce jeu avant d'être présélectionné, mais le jour du casting, des membres de l'équipe de production se sont rapprochés de la mère du jeune candidat pour lui demander de changer le prénom de son enfant sous prétexte qu'il avait une connotation religieuse. Le quotidien «Le Parisien», qui a dévoilé l'affaire, rapporte le témoignage accablant de la mère de l'enfant: «une dame nous a dit: il y a un problème, votre fils ne peut pas garder son prénom. S'appeler Islam, pour un garçon, c'est comme porter un voile pour une fille». «Son collègue a ajouté qu'il représentait une religion qui n'est pas aimée par les Français. J'étais bouche-bée. La vérité, ça m'a fait un choc. J'ai pris une gifle!», raconte la mère de l'enfant. La maison de production aurait alors proposé à la mère de rebaptiser l'enfant «Mohamed» ou «Sofiane», ce que la mère avait, bien sûr, refusé. «Au moment de partir, on nous a dit: On vous rappellera se souvient-elle, convaincue à ce moment-là que le téléphone ne sonnera pas, ce qui se confirmera par la suite». La mère du petit Islam a ajouté que son enfant s'est senti rejeté et a eu l'impression qu'on le prenait pour un «terroriste». Les parents du petit Islam, qui estiment que leur enfant a été victime de racisme, viennent de décider de porter plainte pour discrimination contre cette chaîne. Les responsables de «Gulli», qui avaient essayé de minimiser la gravité de cette affaire, ont assuré qu'il s'agissait d'une simple initiative personnelle. Le producteur de l'émission de jeux a avoué que «la casteuse n'a pas dû réagir comme il fallait. Il y a des mots qui ont blessé un petit enfant». Des réactions de la communauté étrangère de France et des ONG de défense des droits de l'Homme, mais également de responsables comme la secrétaire d'Etat à la ville Fadela Amara et Rachid Arhab membre du Conseil supérieur français de l'Audiovisuel, ne cessent de tomber pour condamner cette affaire de discrimination. La Secrétaire d'Etat à la ville et ex-membre du collège de la Haute autorité contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) avait qualifié cette affaire de «scandaleuse». «C'est une vraie violence qui a été faite à un enfant nié dans son identité. La déception a dû être terrible pour lui comme pour ses parents dont je trouve la réaction d'indignation très saine», a indiqué Mme Amara.
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