Algérie

Cap Blanc (Aïn El kerma)


En attendant la réalisation de l’abri de pêche En ces temps ingrats, marqués notamment par le mauvais temps, la situation des petits métiers à Cap blanc ne fait pas sourire grand monde. Malgré l’existence d’une mer généreuse à souhait, la pêche reste pratiquement aléatoire en l’absence d’un abri qui soulagerait une bonne partie de la population aux pieds marins de ce village côtier situé sur les hauteurs de Boutlelis, à une trentaine de kilomètres d’Oran. Il faut dire que les travaux d’urgence pour la réalisation d’une digue qui servait de brise-lames, il y a une décennie, n’ont pas été d’un grand secours pour les gens de la mer. Depuis, une quarantaine de petits métiers, attendent de pied ferme la réalisation d’un abri de pêche avec des débarcadères, appontements et jetées. Une infrastructure tant attendue et qui n’est toujours pas prête de voir le jour malgré les propos rassurants de certains responsables de l’administration des travaux publics de la wilaya d’Oran qui ont récemment annoncé au ministre des Travaux publics, lors de sa visite dans la capitale de l’Ouest, l’achèvement de l’étude du port de pêche de Cap Falcon et l’inscription, en cours, du projet de réalisation de ce port de pêche d’une capacité de 40 unités de petits métiers et 12 sardiniers. Malheureusement, les quelques embarcations qui activent demeurent sans protection aucune en raison des vents violents qui sont fréquents dans ce couloir. La réalité sur le terrain est autrement beaucoup plus triste lorsqu’on apprend que le développement de l’aquaculture dans cette région, annoncé il y a quelques années, en grande pompe, demeure une vue de l’esprit et ce, malgré l’argent fou qui a été englouti pour la réalisation de bassins aquacoles. Un investissement consenti parfois aux dépens de l’agriculture si l’on considère que beaucoup de terres à fortes potentialités agricoles ont été détournées au profit de cette activité, considérée par certains responsables, comme facteur de croissance. Malheureusement, ceci n’est vrai que sur le papier seulement. Il faut dire que l’agriculture et la pêche, sont pratiquement les seules ressources qui font vivre les habitants de ce village côtier, que l’on dit promis à un lendemain meilleur. Bien sûr, il y a le tourisme, dirions-nous, qui se pose comme alternative afin de hisser cette région au rang de destination de choix, notamment pour le tourisme international, compte tenu des potentialités et des manifestations d’intérêt pour la promotion de ce secteur. Malheureusement, les choses sont toujours à l’état de promesse.
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