Algerie - Actualité littéraire

Café littéraire de Biskra Amin zaoui rencontre ses lecteurs et admirateurs



Café littéraire de Biskra Amin zaoui rencontre ses lecteurs et admirateurs
Lundi soir, l’écrivain et chroniqueur Amin Zaoui a animé le Café littéraire de Biskra, organisé en coordination avec le bureau local de l’Union des écrivains algériens par le Comité des fêtes de l’APC de Biskra.

Des dizaines de lecteurs et admirateurs de cet écrivain bilingue ayant à son actif 11 œuvres littéraires en arabe et 11 autres en français se sont déplacés pour le rencontrer et l’écouter.

Celui-ci est revenu sur son enfance à Tlemcen et les conditions dans lesquelles il est venu à la littérature. «J’écris dans les deux langues, l’arabe et le français, pour toucher le plus grand nombre de lecteurs algériens possible. J’aimerais aussi que mes livres soient traduits en Tamazight.

Mes incitateurs et muses sont Malek Haddad, qui a répondu à une lettre que je lui avais envoyée quand j’étais encore collégien, ma mère, une Kabyle qui m’a abreuvé de contes du terroir et d’histoires fantastiques quand j’étais enfant, mon père, notaire, qui avait une bibliothèque fournie de livres en arabe et en français, ma femme, Rabia Djelti, avec laquelle j’entretiens une relation d’amour éternel, et un enseignant qui m’a donné à lire et à décortiquer La chèvre de Monsieur Seguin d’Alphonse Daudet.», a-t-il confié aux présents sur le ton de la confidence intime.

Cet intellectuel empreint de tolérance et probe, ayant une incommensurable culture, défenseur de la diversité culturelle et linguistique et de l’Algérie multiple a expliqué son processus de création littéraire consistant à lire des dizaines d’œuvres de référence avant de se lancer dans le traitement d’un des thèmes lui tenant à cœur. Ses sujets de prédilection sont la condition des femmes, à qui il souhaite donner une meilleure visibilité dans les champs culturels et sociaux, le sacré et le religieux imprégnant négativement les masses populaires et faisant que désormais «le croyant passe avant le citoyen» et la liberté et le respect de la diversité sans lesquelles il est impossible de se développer, a-t-il expliqué. «On n’a plus le droit de parler de droits de la femme tant ceux-ci sont évidents.

Je préfère parler de droits des animaux et du respect de l’environnement. Les Algériens ont été trompés et cadenassés depuis des lustres. Nous vivons actuellement dans une société inculte et complexée, constituée de clones asociaux vis-à-vis des femmes, des langues, de la religion et d’elle-même.

Le rôle des écrivains est de dire ce que le commun des mortels n’ose pas exprimer et de transgresser les sujets tabous et de susciter la réflexion et le questionnement chez le lecteur, de repousser et d’ébranler les murs des convictions, des croyances et de la foi lesquelles sont fluctuantes et dont certains ont fait un fonds de commerce. Les guerres de religion sont les plus sales, meurtrières et infâmes que l’on puisse voir», a souligné l’hôte de la Reine des Ziban.
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