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C'est imminent



C'est imminent
On parle de certaines surprises, mais qui n'en seront pas vraiment, au regard du caractère civil de l'Etat désormais.Attendu avec un grande impatience par le microcosme politico-médiatique, le remaniement ministériel serait imminent si l'on croit les bruits de couloirs de certains ministères de souveraineté. La nouvelle liste du gouvernement est dit-on fin prête, et c'est une question de jours, si ce n'est, d'heures, pour connaître la nouvelle composante gouvernementale. Selon des sources bien informées, l'Exécutif sera partiellement remanié. Quelques nouvelles têtes viendront renforcer l'équipe Sellal et quelques valeurs sûres de l'actuel gouvernement seront maintenues et verront l'éventail de leurs compétences élargi. L'idée de «supers ministères» qui n'agréait pas dans le passé le président de la République, en raison de l'immensité du travail à abattre dans chaque secteur, a fini par faire son bonhomme de chemin et l'on parle de quelques trois ou quatre gros ministères. Le président, confient nos sources, était contre l'idée de surcharger un seul ministre parce que chaque département nécessitait une concentration maximale. «On ne pouvait pas, dans un passé récent, rassembler les travaux publics et l'hydraulique. Le plan de charge de chaque secteur était tellement important qu'il aurait été suicidaire de confier tout cela à un seul ministre», nous confie-t-on, tout en relevant qu' «après avoir réalisé tous les projets inscrits, la charge de travail serait gérable aujourd'hui si l'on rassemblait les deux secteurs en un seul ministère», nous confie-t-on. En fait, c'est le retour à un rythme d'exécution normal, les programmes d'urgence étant désormais derrière nous, que l'approche d'un gouvernement resserré peut trouver son application sur le terrain, sans provoquer un déséquilibre dans la dynamique de développement. Nos sources précisent d'ailleurs que le caractère d'urgence, n'était pas seulement dans les ministères appelés à réaliser les infrastructures de base. Cela dit, malgré la crise qui s'impose à l'Exécutif, on est assez serein en haut lieu et le remaniement ne répond pas plus à un impératif d'urgence qu'à un souci d'efficacité pour mieux accompagner la nouvelle dynamique sociale et économique, mue par la volonté de rationalisation des dépenses et de diversification de l'économie. Maintenant que la première phase de gestion de la crise a montré son efficacité, au sens où l'enfer promis par certaines mauvaises langues n'est pas encore une réalité dans le pays, le gouvernement entend capitaliser sur son succès et pousser plus loin le curseur des réformes, sans toucher aux aspect sociaux. Le Premier ministre a parlé d'une nouvelle vision économique et celle-ci doit être conduite par une équipe qui devra répondre à la question de fond, celle de maintenir les équilibres et progresser effectivement sur des indices concrets, à l'image des exportations et l'intégration de nouvelles filières industrielles, mais également dans le rapport de l'Exécutif au politique à la lumière des nouvelles dispositions de la Constitution. D'où certaines surprises, mais qui n'en seront pas vraiment, au regard du caractère civil de l'Etat désormais. En fait, la nouvelle composante gouvernementale, nous disent nos sources, sera à l'image de la République moderne, civile et attentive aux appels de la société profonde, comme aux signaux de la société politique. L'efficacité de la nouvelle équipe Sellal, affirme-t-on, sera jugée à l'aune de l'intelligence dans l'exécution du programme présidentiel et des réformes qu'impose la conjoncture économique.


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