Algérie

Boumerdès

Boumerdès
Ils étaient plus de 700 diabétiques, venus des quatre coins de la wilaya, pour répondre à l'invitation de l'Association des diabétiques de Boumerdès, afin de célébrer la Journée mondiale du diabète et trouver une ouïe attentive, auprès des spécialistes présents à la Maison de la culture ‘Rachid Mimouni'.Le président de l'Association des diabétiques de Boumerdès, M. Mohamed Mokri a réussi le pari de réunir une vingtaine de professeurs et docteurs, afin de cerner les difficultés quotidiennes, de plus 7.000 adhérents à l'association. Le Dr Sadouni, de l'hôpital de Thenia, est revenu, longuement, sur l'éducation thérapeutique du diabète des types 1 et 2, car il y a mauvaise prise en charge des diabétiques, localement, due, essentiellement, au manque de structures médicales spécialisées, dans ce domaine. Répondant aux attentes des présents, le Pr Boumediène Khaled, de l'université de Sidi Bel-Abbès, a pointé du doigt les mauvaises habitudes alimentaires des Algériens. Son thème sur la nutrition, a été sujet à un long débat où on préconisa de revenir aux recettes de nos grands-mères : manger sain et bio. Pour le volet prise en charge, M. Mokri ne cesse de dénoncer, depuis des années, la précarité de cette frange atteinte de maladie chronique, il cite entre autres, l'inexistence de laser, dans trois hôpitaux de Boumerdès, ce qui oblige les malades à s'orienter vers le privé où ils doivent débourser, pas moins, de 60.000 DA alors que le remboursement n'est effectué qu'aux environs de 2.000 DA. «Les diabétiques sont en détresse, il faut le dire. Ils trouvent d'énormes difficultés à prendre un rendez-vous, tous les 3 mois. Pis encore, les analyses de l'hémoglobine glyquée (HBAC) ne sont pas effectuées, dans les hôpitaux, en raison de l'absence de réactifs», ajoute M. Mokri, et de demander, à l'instance supérieure, de revoir le barème de remboursement.Une bonne nouvelle est venue du nouveau directeur de la Santé, fraîchement installé : ce dernier a promis de relancer le projet de la ‘Maison du diabétique', cette fois, à la cité ‘800 logements', au chef-lieu de la wilaya. Il faut rappeler qu'un projet, à Boudouaou, avait été lancé mais depuis des années le matériel est resté abandonné, au fond d'un couloir. Par conséquent, aucun malade n'a bénéficié de cet équipement acquis, à l'époque, pour 600 millions de centimes.Par ailleurs, les présents, venus de Sétif, Tizi Ouzou ou Sidi Bel-Abbès, ont, tous, relevé l'absence d'une politique de dépistage du diabète, au niveau national ; ce dernier pourrait éviter la propagation du diabète parmi la population. Pour le président de l'Association algérienne de Médecine générale, Dr Tafat, «le diabète est une maladie qui tue, silencieusement, en raison de ses complications qui entraînent, parfois, l'insuffisance rénale, la dégradation de la rétine et l'hypertension artérielle (HTA). » il conclura : «pour limiter l'effet de la maladie, il faut établir une meilleure éducation thérapeutique aux malades et une formation médicale continue pour le médecin généraliste. » Car, ce dernier est le premier qui ausculte le diabétique, avant de l'orienter vers un médecin spécialiste, au moment où le Dr Sadouni axait son approche sur la thérapie de groupe.


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