Blida - Revue de Presse

Blida Le LMD en débat


Introduit depuis quatre ans en Algérie, le nouveau système LDM - Licence, Master, Doctorat- interpelle les pouvoirs publics, et en particulier le ministère de l'Enseignement supérieur ainsi que les responsables des universités algériennes pour une pause nécessaire à une évaluation objective du chemin parcouru depuis son lancement en 2004. Ce nouveau système de parcours universitaire est déjà en oeuvre dans la plupart des universités européennes et du monde arabe et a démontré son efficacité par rapport à l'ancien qualifié d'obsolète par les spécialistes, car «il présente une architecture tubulaire qui ne prend pas en compte les capacités intellectuelles, émotionnelles et cognitives de nos étudiants» ainsi que des formations cloisonnées qui augmentent le taux de déperdition. Ce constat a fait qu'en 2004, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avait introduit le nouveau système dit «LDM», fruit d'une réflexion entreprise depuis 2001 et qui est considérée comme la meilleure manière de permettre à l'université algérienne de ne pas être dépassée par le train de la mondialisation et des avancées scientifiques et technologiques apparues en ce début du 21ème siècle et qui ont opéré un changement comportemental dans toutes les approches scientifiques, techniques, économiques et sociales faites par les gouvernements. Et comme toute chose nouvelle, ce système faisait un peu peur à la communauté estudiantine qui n'en saisissait pas tous les tenants et aboutissants à son lancement. D'ailleurs, cette crainte n'est pas l'apanage de la seule université algérienne, mais même en Europe, et dès son lancement, le système LDM a provoqué une levée de boucliers qui a failli bloquer son application, n'était-ce le courage de ceux qui en étaient chargés et qui ont tenu bon en expliquant, dans le détail, la nouvelle approche de l'enseignement supérieur introduite par ce système dont la clé de voûte restera sa capacité à se rapprocher de la vie socio-économique de la société, permettant aux étudiants de choisir un enseignement supérieur en adéquation aussi bien avec leurs capacités intellectuelles et cognitives, qu'avec les besoins propres de chaque secteur. C'est d'ailleurs l'une des tares les plus décriées de l'ancien système qui formait, selon une expression devenue populaire chez nous, des cadres en chômage. Pour l'Algérie, il s'agissait donc de s'atteler au grand train mondial et de se situer par rapport aux autres grands pôles de l'enseignement supérieur, surtout du bassin méditerranéen. Plusieurs objectifs ont été définis pour le nouveau système: celui d'assurer une formation de qualité tout en prenant en compte la demande sociale d'accès à l'enseignement supérieur, de réaliser une véritable osmose avec l'environnement socio-économique, de développer les mécanismes d'adaptation aux évolutions des métiers et d'encourager et diversifier la coopération internationale selon les formes les plus appropriées. Donc, et pour évaluer le degré d'application de la réforme de l'enseignement supérieur, il fallait faire une pause évaluative pour combler les lacunes, corriger et consolider les démarches entreprises. Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique vient de réunir à l'hôtel militaire de Blida, les recteurs et cadres des universités et instituts du centre pour une journée d'orientation autour de l'évaluation de l'application des réformes de l'enseignement supérieur. D'après le ministère cette évaluation se fera à partir de la base, c'est-à-dire les étudiants et les enseignants dans les salles de cours qui se concerteront pour donner leurs appréciations, leurs doléances et leurs remarques qu'ils transmettront à une commission au niveau de la faculté qui aura pour rôle essentiel l'étude et la synthèse des rapports établis dans les salles de cours. Les commissions d'évaluation installées dans les facultés transmettront leurs rapports à une autre commission installée à l'université ou au centre universitaire pour qu'une synthèse globale soit réalisée et transmise, dans un proche avenir, à une conférence régionale qui sera tenue exceptionnellement dans les prochains mois, probablement durant les vacances d'été. Les discussions se tiendront du 5 au 15 avril dans les salles, du 16 au 21 avril dans les facultés ou les instituts et du 22 au 30 avril dans les universités. Enfin, et au cours d'un point de presse organisé en marge de la journée d'orientation, le ministre a montré sa satisfaction «même si, a-t-il affirmé, nous ne pouvons pas encore parler de réussite ou d'insuccès du LDM dans notre pays, mais nous constatons que les taux de réussite, ces dernières années, sont passés de près de 20% à 80% pour certaines disciplines». Il y a lieu de noter que l'année de son lancement, le LDM n'avait attiré que 6.194 étudiants alors que, pour cette année l'effectif est de 58.101 étudiants inscrits dans ce système. Les domaines disciplinaires retenus au niveau national sont de 13: des sciences de la matière, aux mathématiques et informatique, aux droit et sciences politiques, pour arriver aux sciences humaines qui ont enregistré le plus fort taux de réussite avec plus de 80%.
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slt merci pour cette article sur l.m.d .enfain,je suis un etudient au droit l.m.d a blida mais je voix que c'est un systeme qui n'ai pas etudier bien et les moyenne que les autorites algerienne faissons pour pussé cette systeme ne sont pas suffisson .imagine que les profes de systeme classique sont a meme temps les profes de systeme l.m.d sans faire aucan stage et sans faire aucan ouvrage spicial pour ce systeme et jusqu'a maintainent ne savont pas comment conter notre moyenne et les unites comment ça passe ............ect.et comme une conclussion l.m.d est un systeme raté et je pense pas que on va ressuire surtout a blida
rostom babaali - ghardaia
25/07/2008 - 1656

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