Algérie

Biskra. Peine capitale pour le meurtrier d?un agent de police


La cour criminelle de Biskra a condamné hier à la peine capitale Lamadi Miloud alias « Lobba », 30 ans, originaire de Guemar (w. d?El Oued) pour avoir organisé et exécuté un attentat terroriste qui a coûté la vie à l?agent de la circulation Ghechami Abdelhamid. Les faits remontent au 30 juillet 2007, date à laquelle « Lobba » débarque à Biskra en provenance d?El Oued, muni d?une ceinture d?explosifs et armé d?une mahchoucha à 4 canons, arme artisanale qu?il avait fabriquée lui-même dans l?intention de s?en servir pour assassiner un policier et s?approprier son arme de service. A la barre, il reconnaîtra, sans se faire prier, qu?en ce début d?après-midi caniculaire, il a tiré deux balles dans le dos du policier qu?il avait choisi comme cible. Il s?agit de celui qui était de faction près du carrefour du boulevard du 1er Novembre, en plein centre de Biskra. Les détonations ont ameuté les passants parmi lesquels se trouvaient, par pur hasard, deux policiers en civil qui, avec le renfort de nombreux citoyens, ont pris en chasse le terroriste. « Me sentant sur le point d?être cerné, j?ai tiré deux autres balles en direction de mes poursuivants sans pour autant les atteindre », dira-t-il. Ils finirent par l?arrêter sans qu?il ait eu le temps ou l?intention de se faire sauter avec la ceinture d?explosifs qu?il portait. Interrogé par le président du tribunal sur son itinéraire d?apprenti terroriste, Miloud affirmera avoir rejoint le maquis de la région de Tébessa à l?âge de 19 ans. C?est là qu?il se spécialisera dans l?armurerie et la confection de bombes artisanales. Il avouera même avoir participé à l?attaque d?un cantonnement de la garde communale d?El Ogla, il sera arrêté et condamné à 5 ans d?emprisonnement. Relâché en 2001, il retournera aussitôt au maquis, dans les hordes terroristes où sévit, selon ses dires, le régionalisme le plus sordide, les postes de responsabilité étant confiés aux Tébessis au détriment des Souafa. L?avocate commise d?office a demandé le bénéfice de circonstances atténuantes. Quant à la cour, elle a confirmé la peine requise par le procureur et a condamné Lamadi Miloud à la peine capitale, une peine symbolique du fait que pareille sentence n?a jamais été appliquée depuis 1993.
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