Algérie

Biskra

Deux morts dans un égout Deux personnes d?une même famille ont trouvé dernièrement la mort dans la localité de Shaïra à Lioua. Effectivement, un jeune fellah qui, bravant l?interdiction formelle d?utiliser les eaux usées pour irriguer les cultures, est descendu dans le regard du collecteur principal de l?égout afin de régler le débit de la pompe qui alimentait la parcelle familiale en eaux usées disponibles en abondance et somme toute gratuite. Comme il ne répondait plus à l?appel, un de ses proches âgé de 40 ans descendit à son tour... pour ne plus remonter, certainement mort, lui aussi, asphyxié par les gaz mortels accumulés dans le collecteur. D?autres personnes imprudentes ont voulu leur porter se cours en risquant inutilement leur vie, n?était l?intervention rapide et efficace des sapeurs-pompiers, le bilan de ce tragique événement se serait alourdi. Les pompiers parvinrent, cependant, à retirer du regard du collecteur principal deux blessés dans un état comateux et les corps inertes des deux premières personnes descendues dans ce piège, victimes de leur ignorance. 1200 interventions en six mois Les services de la direction des prix et de la concurrence de la wilaya de Biskra viennent de rendre public le bilan de leurs activités au cours des six mois écoulés. En gros, ce sont 1200 interventions qui ont été exécutées sur le terrain et ont concerné la plupart des secteurs d?activité aussi bien le commerce de proximité que l?industrie alimentaire.Il en ressort que 350 infractions à la législation en vigueur ayant fait l?objet d?un procès-verbal ont été enregistrées. Elles se sont traduites concrètement par des contraventions, des amendes, la saisie de plus de 28 millions de centimes de marchandises non conformes ou présentant des risques pour le consommateur, et enfin par ce que redoutent le plus des contrevenants ayant pignon sur rue, la fermeture administrative de 24 locaux commerciaux. A titre préventif et pour parer aux danger coutumiers de la saison des grandes chaleurs, des opérations d?expertise d?échantillonnage dans les unités de production de lait pasteurisé, de boissons gazeuses et d?autres produits alimentaires sensibles et périssables ont été entamées et se poursuivront, a-t-on assuré, pendant toute la durée de l?été avec, à la clé, des analyses microbiologiques et physico-chimiques de tout produit suspect. Par ailleurs, la prévention a concerné aussi des produits domestiques de base, comme le sel industriel employé par les boulangeries et le sel de table : sa teneur en iode est systématiquement vérifiée en application au décret 90/40. Problème d?eau à El Kantara El Kantara, toponyme du pont romain restauré par Napoléon III, cette pittoresque localité mondialement connue pour son canyon débouchant sur la première oasis du Sud-Est algérien dispose, selon M. Rezoug, son P/APC, de 4 forages et de 2 châteaux d?eau situés, l?un dans la cité du 5 Juillet et l?autre dans le quartier du 8 Mai 1945. Or cette ancienne infrastructure hydraulique s?est révélée insuffisante à satisfaire les besoins en eau d?une agglomération qui se développe dans tous les sens, disent les habitants qui se plaignent d?une distribution aléatoire du précieux liquide à l?entame de l?été.Le maire reconnaît honnêtement que les deux châteaux d?eau sont « à bout de souffle », que la conduite principale est défectueuse et que dès l?ouverture des grosses vannes, plus de la moitié de la capacité d?eau stockée dans les réservoirs se perd dans la conduite ; il en résulte un dysfonctionnement flagrant dans la distribution : certains quartiers ne reçoivent l?eau qu?un jour sur deux, alors que les habitations situées en contrebas disposent de 12 h/j d?eau au détriment bien sûr de celles situées en amont, dans les zones escarpées. « Pour régler ce problème et distribuer équitablement l?eau entre toutes les cités, nous projetons de construire un château d?eau supplémentaire à Haï Brinis et refaire la conduite principale de la cité du 1er Novembre », conclut M. Rezoug.
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