Algérie

Béni-Saf, 178 milliards injectés en quatre années

Pas moins de 178 milliards de centimes (tous programmes confondus) ont été injectés dans le développements local, par l’APC de Béni-Saf, durant ces 04 dernières années.

Ce que l’on a noté, dimanche soir, de la conférence de presse donnée au nouveau siège de l’hôtel de ville sis rue Moulay-Ahmed Zendel, par le maire de la ville. C’est en présence de plusieurs élus et responsables locaux, représentants de la société civile et journalistes que M. Mohamed Zahraoui a ouvert les débats, dans une soirée ramadhanesque plutôt pratique, en procédant tout d’abord à l’installation d’une APC.E, une assemblée composée d’enfants de la ville. Ensuite, ce fut à l’un de ses assistants de prendre le relais pour énumérer une série d’actions réalisées dans le cadre des PCD et PSD. Au total 141 opérations pour une facture de 178 milliards de centimes ont visé à rattraper le retard accusé en matière de développement local, à travers la commune de Béni-Saf. Ces opérations ont touché, notamment, l’aménagement et le revêtement des voiries, la rénovation du réseau d’assainissement, le raccordement, en gaz de ville, l’alimentation en eau potable, l’éclairage public à travers plusieurs quartiers de la ville. Mais incontestablement ce sont les travaux publics qui se sont taillés la part du lion où pas moins de 72% du budget total leur ont été alloués, soit près de 130 milliards de centimes dont 98 proviennent du PSD et 17 du PCD. En seconde position vient le secteur de l’urbanisme avec 35 milliards de centimes dont 14 en PSD et 12 en PCD. Le nouveau siège de l’APC, les constructions à travers des quartiers de la ville de murs de soutènement, celle du poste de surveillance de la plage Sidi-Boucif occupent le gros du lot. Dans cette optique, la réalisation d’une bibliothèque communale pour 1,95 milliard de centimes et la réhabilitation et l’équipement d’une crèche pour 1,1 milliard entrent dans ce chapitre. Pour le reste, l’hydraulique aura coûté, durant les quatre années, à l’APC la bagatelle de 11 milliards de centimes. La rénovation du réseau d’assainissement à travers la ville de Béni-Saf a coûté 4,8 milliards, celui du douar El- Bradj 2,2 milliards, le réseau le prolongement du réseau d’assainissement des eaux usées El-Gazir/Ghar El-Baroud et le prolongement du rejet Béni-Khaled nord pour 2,7 milliards de centimes, un château d’eau de 2.000 m3 a coûté 2 milliards de centimes. D’autre part, le réseau d’AEP datant de l’ère coloniale, est en pleine période de rénovation sur plusieurs milliers de mètres. Le coup du projet est 4,9 milliards de centimes. L’APC a aussi autofinancé (recettes communales) à hauteur de 23,6 milliards de centimes, des opération destinées à l’aménagement (6,1 unités), pour le raccordement du gaz (7,3 unités) et 13,9 unités pour le secteur de l’Hydraulique. Dans le programme subséquent 2007, d’autres projets sont proposés. Ils concernent le revêtement en béton bitumé d’artères des quartiers de la ville (Béni-Khaled nord, Duplex, Plan 2, Boukourdan...), la construction et la surélévation des regards d’artères déjà bitumées ainsi que de diverses opérations d’aménagement urbain ou d’assainissement. Ils sont estimés à 26 milliards de centimes. Les réalisations d’un lycée sur la route de Ghar El-Baroud, d’un CEM à Béni-Khaled et un autre à Sidi Sohbi figurent dans un programme PSD 2007.

Pour ce qui est du raccordement en gaz de ville, l’APC a fait des efforts considérables. Elle a déboursé du budget communal pas moins 10 milliards de centimes (dont 7,3 autofinancés) pour permettre à plus 5.000 foyers des divers quartiers de la ville de Béni-Saf de se raccorder en gaz naturel. Mais l’objectif de l’APC reste de satisfaire tout le monde d’ici la fin de l’année en cours. L’APC a aussi financé, à partir d’une dotation de la wilaya, d’autres opérations notamment en outils informatiques. «En janvier 2007, le service de l’état civil sera totalement informatisé a confirmé M. Sahraoui. Le document demandé sera fourni au citoyen dans un laps de temps insignifiant, ajoutera-t-il. L’orateur raccordera à sa lecture quelques flash, tels le nombre d’APC de Béni-Saf (44), de dossiers étudiés (576) des arrêtés établis (746), des autorisations délivrées (1.838) dont 1.086 permis de construire. L’APC de Béni-Saf gère aujourd’hui près de 36 milliards de centimes, possède un patrimoine de plus de 7 milliards de centimes et toutes les dettes antérieures ont été régularisées. Apparaîtront aussi sur le bilan, les recettes annuelles sur les produits de la pêche dont la commune bénéficie chaque année. Un bail qui rapporte 528 millions de centimes. L’orateur conclura son intervention par le volet social, une question qui semble considérablement bien prise en charge. En fin de séance, la maire reprendra la parole pour soulever quelques points noirs qui bloquent, dira-t-il, le développement local. Le maire citera l’assiette des hangars de l’ex-Sonarem (aujourd’hui Ferphos) qui engorgent la ville depuis 1984, date de l’arrêt des activités de l’ex-mine du minerai de fer. L’APC espère récupérer ce terrain de 30 ha pour les affecter à des équipements nécessaires à la ville. Il est vrai encore que ce terrain était destiné à recevoir un complexe touristique, mais le projet semble tomber à l’eau. Il évoquera le cas des réserves foncières, de la non-jouissance de l’affectation d’un terrain pour un nouveau cimetière, des 80 logements RHP au douar Ould Boudjemâa et 20 autres à El-Bradj. Un litige resté en suspens entre l’agence foncière, la DSA et les services des Domaines. Il parlera aussi de l’aquarium, un patrimoine laissé à l’état d’abandon, de la conserverie, toujours fermée pour une histoire de prix de poisson, de la fourrière communale surchargée par des problèmes administratifs. Et avant de conclure en précisant que si la cour des comptes est restée une année chez nous, sans faire aucune remarque grave, cela prouve que l’APC de Béni-Saf est en bonne santé.

Avant de prononcer publiquement qu’il ne présentera pas sa candidature aux prochaines élections locales. Notons, enfin, que les 02 lauréats du bac qui ont obtenu l’exceptionnelle mention «très bien» à savoir Mlle Benaïssa Nasrine et le jeune Bougerra Mohamed-Samir, tous deux âgés d’à peine 17 ans et scolarisés au Lycée Chérif Tlemçani de Béni-Saf, ont été gratifiés d’un micro-ordinateur chacun, offerts par l’APC de Béni-Saf.


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