Algerie - Idées, débats, opinions, forums de discussion

Ben Bella était-il plus autoritaire que ces successeurs '



"Les archives de la guerre de libération sont sensibles et explosives… », Mohamed Harbi, El-watan, 19/09/2011.

Une telle affirmation, venant d’un historien de renom, doit signifier :

1°- Que son auteur ait consultées les archives en question.
2°- Quelles allaient être incessamment déclassées et consultées, par tous, confirmées ou infirmées par d'autres chercheurs et historiens.

Or, il n’en est rien. Donc Monsieur Mohamed Harbi a bluffé.

Le 30 septembre 2012, la chaine de télévision France5 a diffusé un film signé Hervé Bourges, qui rappelle que la révolution algérienne n’était ni unie, ni glorieuse, ni historiquement fixée.

Chercheurs, historiens, journalistes, syndicalistes, militants associatifs, hommes et femmes politiques et autres faiseurs d'opinion, algériens et français, sont notoirement connus pour avoir trempé leurs bouchées, de mains sales jusqu'aux coudes dans le plat commun, dans le mangeoire national. Ils ont réussi à hisser des mensonges au rang de vérités historiques. Selon l'un ces mensonges :"Le peuple algérien avait répondu comme un seul à l'appel du FLN du premier novembre 1954", ont-ils écrit et claironné à tue tête depuis un demi-siècle.

L film a démontré avec forces preuves que le FLN était et reste un panier de crabes. Jusqu'à 1961, soit une année avant la décolonisation de l'Algérie par la France, les rangs des différentes forces coloniales comptaient pas moins de 161.000 indigènes engagés. Tandis que dans les rangs d'en face, ils étaient moins de 10.000 à l'intérieur du pays.

Ben Bella, avec des moyens dérisoires, à une époque difficile, dans un milieu hostile, à partir de rien, il avait bel et bien réalisé un miracle, créé un Etat algérien unitaire et une administration centralisée fondée sur la confiance mutuelle entre administrateurs et administrés.

Par ailleurs, le congrès national de Tripoli, évoqué par Hervé Bourges, avait adopté, à l'unanimité moins une voix : Le FLN comme parti unique "d'avant-garde" et le socialisme comme projet politique; économique et social.

Partant de ce constat, les anciens partis politiques tels que : UDMA, centralistes, oulémas, Boudiaf, Krim Belkacem, Ait Ahmed, Ferhat Abbas... qui se sont opposé à Ben, Bella, légitiment élu et au FLN, ils ses sont mis hors la loi et fait le jeu des futurs putschistes qui ont plongé l'Algérie dans un totalitarisme fascisant, aux conséquences irréparables et à l'avenir, si tant est que l'Algérie ait un avenir, difficilement prévisibles.

Quand bien même Ben Bella ne serait pas un modèle de démocratie, il a dirigé l’Algérie pendant quelques dix-sept mois, de septembre 1963 à juin 1965, conformément à une constitution, sous le contrôle d’une assemblée nationale pluraliste, représentative de toutes les sensibilités politiques et associatives nationales, présidée par Ferhat Abbas, par un opposant au FLN et à la révolution de novembre.

Le premier président algérien avait mis sur un pied un gouvernement de coalition nationale : FLN, Oulémas, centralistes, udmistes, communistes. Les membres du gouvernement autre que le FLN n'étaient pas là pour faire de la figuration. Certains d'entre ont détenu des portefeuilles de souveraineté. Monsieur Ahmed Francis, de l'UDMA, proche de Ferhat Abbas, avait le portefeuille de ministre des finances, par exemple.

Ben Bella avait partagé le pouvoir avec :un vice-président et ministre de la défense nationale et chef d'état major, avec Houari Boumediene. Et avec un secrétaire général de FLN, Mohamed Khider. Sous le contrôle d'une une assemblée nationale constituante, pluraliste, mixte, présidée par Ferhat Abbas.

Qui peut citer le nom d’un seul ministre de la défense, du chef d’état major de l’ANP, d’une assemblé nationale, du nom d'un seul député d'opposition, du président de cette assemblée… sous Boumediene qui avait dirigé l'Algérie d'une main de fer pendant 13 années ?
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)