Algérie - Revue de Presse

Béjaïa



Haro sur les dos d?âne Le réseau routier de la wilaya de Béjaïa continue de voir pousser des ralentisseurs à tout bout de champ et le phénomène irrite les automobilistes et les usagers des routes. Sur les 90 km séparant Béjaïa de la ville de Tazmalt, l?on a compté une bonne cinquantaine. Avec le tronçon Chorfa-Bouira, le total s?élève à 83 dos d?âne. C?est la Confédération algérienne du patronat (CAP), excédée par la multiplication de ces ralentisseurs, qui a établi une liste détaillée (Oued Ghir (10), Akbou (7), ex-Riquet (7), Chorfa (8),...) qui a accompagné une requête adressée aux walis de Béjaïa et Bouira. Elle juge la circulation sur les routes nationales n° 26, 12 et 5 reliant Béjaïa à Alger « insupportable à cause du nombre impressionnant de ralentisseurs implantés à (leur) sens anarchiquement, sans aucune étude ni logique justifiant leur implantation, quand ils ne le sont pas tout simplement par intérêt commercial pour certains ». La CAP, qui attire l?attention des pouvoirs publics sur les risques d?accident au niveau de ces endroits, souligne aussi les dégâts qu?enregistrent les usagers et les effets d?une telle situation pénalisante qui se répercutent sur le développement économique de la région. Le trajet Béjaïa-Tazmalt, qui n?excédait pas les 90 minutes à la faveur de l?opération de revêtement du réseau en question en 1998, a été depuis l?avènement de ce phénomène allongée, à cause des nombreuses contraintes dues à ces ralentisseurs dont l?érection d?un bon nombre parmi eux n?est pas justifiée (hors zones d?habitation, écoles, ...) et souvent hors normes. Les opérateurs économiques restent convaincus que le dynamisme, notamment économique, de la région doit être nécessairement aidé par le holà que les autorités voudront bien mettre « à cette frénésie anarchique ». Les services des travaux publics avaient mis au point deux types de ralentisseurs « conformes auxnormes internationales ». Si le premier semble avoir agréé bon nombre d?automobilistes, le second s?est avéré non adapté aux poids lourds. Aujourd?hui, ce sont des dos d?âne exagérément haut et excessivement nombreux qui « peuplent » les routes.


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