Algérie

Au nom de la sécurité nucléaire

Au nom de la sécurité nucléaire
Les alibis ne manquent jamais pour justifier des actions armées destructrices quand les grandes puissances (toujours des puissances occidentales) ont des intérêts à garantir en Afrique, dans le monde arabe, dans les pays musulmans non arabes.Au nom de la sécurité d'Israël, on désigne le programme nucléaire civil comme une future menace sur la sécurité internationale. C'était ce qui s'était passé avec les armes fictives de destruction massive dont il était dit qu'elles étaient en possession de l'Irak. La Syrie allait être liquidée dès lors que ces armes de destruction massives n'étaient pas trouvées. Une raison vite trouvée, à savoir que ces armes auraient été dissimulées en Syrie. Inéluctablement, le sort de la Syrie allait être scellé plus tard. Cela avait commencé par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU présentée par la France pour exiger de la Syrie l'évacuation du Liban par ses forces armées. Cela allait également être programmé quand il était soutenu que l'assassinat de Rafic Hariri était une initiative de très hauts dirigeants syriens, et ce, même avant l'enquête. Au nom de la sécurité d'Israël, un besoin vraiment obsessionnel de sécurité, on plonge toute la région dans le chaos. C'était en 2005 que l'Etat palestinien devait être créé. Toujours au nom de cette sécurité pour le même Etat, les Etats-Unis ont voté contre le statut d'Etat palestinien non membre des Nations unies. Ils «regrettent» cette action unilatérale du président palestinien comme ils regrettent la riposte israélienne qui consiste en la décision de créer 3 000 logements supplémentaires en Cisjordanie. Simples regrets, ce qui signifie un encouragement sur cette voie. Message bien reçu. Au nom, disent-ils, de la lutte contre le terrorisme, il faut se hâter d'engager une intervention militaire dans le nord du Mali. Il leur faut contrôler rapidement le couloir pétrolier et gazier dans la région, avec le Nigeria, au-delà et plus loin encore et l'Algérie en deçà, éliminer, disent des analystes, la Chine de la course vers les sources énergétiques, puis contrôler d'autres régions pétrolières africaines car à terme, les Etats-Unis prévoient de satisfaire leurs besoins en pétrole en important du pétrole africain à hauteur de 25% de leur consommation. Si les puissances occidentales favorables à l'intervention militaire privilégient leurs intérêts et développent des approches géodésiques, certains des dirigeants maliens qui réclament une intervention militaire en urgence disent vouloir éradiquer le terrorisme, alors qu'ils ont pour dessein de faire mater la rébellion dans le Nord par les troupes de la Cédéao soutenues par les forces occidentales, quitte à canaliser la fuite des réfugiés vers le nord, c'est-à-dire vers l'Algérie afin d'y transférer du MLNR. L'action du capitaine Sanogo remet les compteurs à zéro.


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