Algérie

Au fil… des jours

Mercredi 7 septembre 2016 :- Le groupe MTA international qui appartient à la communauté musulmane Ahmadiyya vient de lancer une chaîne de télévision «islamique» à destination de l'Afrique. La nouvelle chaîne panafricaine émet depuis le mois d'août dernier. Elle a été lancée à partir des studios du groupe basé à Londres par le 5ème calife de la communauté musulmane Ahmadiyya, Hazrat Mirza Masroor Ahmad. La chaîne est déjà implantée à Accra au Ghana ou elle dispose de locaux nouvellement construits.L'objectif du nouveau canal est de «répandre les enseignements de l'islam dans les langues locales africaines afin de promouvoir la paix et de contribuer à la formation morale des musulmans Ahmadis du continent». La programmation prévoit aussi des contenus «spécifiquement adaptés aux populations africaines». Des émissions seront diffusées à partir du studio d'Accra. La communauté musulmane Ahmadiyya du mali a déjà installé 15 radios. La principale émet depuis Bamako (rabwah fm).Voilà donc qui va rajouter de l'huile -cette fois-ci «religieuse»- sur le feu politique qui, déjà, consume l'Afrique. Car l'Ahmadisme ou Alahmadiyyia est un mouvement réformiste messianique fondé au 19è siècle au Pendjab, alors sous domination britannique. Une domination décrite par le fondateur, Mirza Ghulam Ahmed, «le messie attendu», comme une «fatalité» d'où l'accusation de création par les colons britanniques. En Algérie, on avait commencé à s'inquiéter de la présence de la secte déjà en 2010 (voir articles d'Al Watan du 29 septembre 2010, d'Algérie-focus.com du 27 mai 2013 et d'Algérie1.com du 26 mai 2013). Il paraît que le plus gros soutien financier de cette «émanation des services de renseignements étrangers», est israélien et britannique.- Un député néerlandais a refusé de serrer la main du Premier ministre israélien, Benjamain Netanyahu, en visite aux Pays-Bas. Tunahan Kuzu, membre du labour party et leader de son groupe parlementaire, apparaissait debout devant plusieurs autres politiciens néerlandais, dans une vidéo massivement relayée sur les réseaux sociaux et partagée en tête de cet article. Le politicien, qui avait un pin's du drapeau palestinien épinglé à son veston, a snobé le Premier ministre de l'occupation quand il est arrivé à son niveau, refusant de serrer sa main, déjà tendue. Netanyahu a alors réagi en haussant les épaules avec une drôle de moue, avant de poursuivre son chemin. La chargée des relations publiques de la commission israélienne a de son côté tenté de poursuivre rapidement son chemin. Selon le site rt, le bureau du Premier ministre de l'occupation a tout simplement effacé ce passage de la vidéo.Tunahan Kuzu, militant pour les droits palestiniens, a ensuite expliqué son geste sur son compte facebook, regrettant que «le tapis rouge soit déployé pour Netanyahu et que l'effusion de sang de Gaza ait été oubliée».«alors que les rues de Gaza étaient rougies par le sang des veines des enfants, le tapis rouge est déployé ici. Cela ne mérite aucune poignée de main, mais une référence à #freepalestine», a-t-il écrit.Jeudi 8 septembre 2016 :- Coup mediatico - politique totalement réussi... par le président A. Bouteflika qui a... inauguré le (nouveau) centre international des conférences situé au club des pins, un établissement dont il avait posé la première pierre en 2005. Bien sûr, le luxe et l'opulence étalés ont pu gêner bien des citoyens que la «crise» financière angoisse, mais la simplicité de la cérémonie (il était difficile de faire plus, il est vrai, vu l'état de santé du président) et les bâtiments imposants ont réussi à «flatter» l'ego de beaucoup d'autres... tous ceux qui regardent les images et suivent les commentaires de certaines chaînes de télévision satellitaires (en plus des stations publiques, cela va de soi). Reste à connaître le pourquoi du comment : une simple inauguration protocolaire ' une nouvelle rentrée politique ' ou, tout simplement, un message politique avec l'intention de rassurer le peuple sur la présence d'un Etat bel et bien debout et solidement assis, malgré les «crises» ' a quand quelques visites sur le terrain pour «réveiller» les énergies endormies et faire taire les querelles 'Vendredi 9 septembre 2016 :- «La presse en Algérie est puissante et libre», selon le sous-secrétaire adjoint américain pour la démocratie et les droits de l'homme et le travail, reçu par le ministre de la Communication. Et, «elle a plus de liberté que celle des pays voisins»... lesquels, car il y en a plusieurs ' il n'est pas allé plus loin. Heureusement, notre ministre a tempéré l'ardeur toute diplomatique yankee en affirmant que «bien entendu, tout n'est pas parfait, c'est une presse en devenir».l La grande bagarre en vue des législatives (et, pourquoi pas des présidentielles) commence. Les plans de communication se peaufinent ça et là. En attendant que les chaînes de télévision satellitaires voient leur situation régularisée, on commence par le plus facile, le moins cher...les réseaux sociaux en l'occurrence : ouverture de pages facebook (en plusieurs langues), sites web d'information régionaux... la toile en folie, quoi ! pour «défendre la patrie et promouvoir un message d'espoir mobilisateur». Place aux premiers de la classe : le RND, avec l'organisation d'une «journée de formation sur la com internet». Facile à dire et à tracer, pas facile à faire (comme on a trop tendance à le croire) de manière continue... et avec le style qu'il faut.- Sacrés Tunisiens : toujours en avance d'une idée en matière de com. Le nouveau (jeune) chef du gouvernement ne se contente pas de déclarer son patrimoine... avec ses ministres (une quarantaine) qui vont suivre, il a aussi, décidé de diminuer les rémunérations de l'ensemble des ministres «par solidarité avec la Tunisie». Une baisse qui concerne «les primes et privilèges»...et la quantité de carburant allouée mensuellement (un max de 1000 DA/mois, soit 400 euros environ)- Texte très fort de Kamel Daoud appelant à «sauver Benghebrit», à «sauver vos enfants !». Toujours droit dans ses godasses, direct dans ses commentaires et maître de mots qui font mouche. Phrases clés : «Se taire aujourd'hui est un infanticide», «être un ancêtre, cela se mérite», « notre foi est meilleure. Nous respectons le désir, le rire, le bonheur, la liberté et la fierté», «nous sommes sains, Algériens, fiers et forts, pas islamistes, pas vendus aux arabies imaginaires, pas traîtres et pas haineux des joies que nous ont souhaité nos martyrs», «le cas de Benghebrit nous concerne tous. Il est nous. Il est l'avenir de nos enfants : si nous laissons faire, on sera maudits», «la réconciliation n'est pas la soumission», «l'islam n'a pas besoin des islamistes et l'école n'a pas besoin des talibans» ....Samedi 10 septembre 2016 :- Affaire de la photo montrant (sur facebook) une arme (une menace de mort directe), un grade et des insignes de la Gendarmerie nationale... le tout déposé au-dessus d'un papier «signé Gendarmerie nationale» en «solidarité» avec l'enseignante qui s'est filmée avec ses élèves dans une école primaire. Le propriétaire du compte a été repéré (f.a, 25 ans, de Batna) par... la Gendarmerie nationale grâce au centre de prévention et de la lutte contre la criminalité informatique et cybercriminalité. Au-delà de l'affaire de l'enseignante, cette manière de faire du facebooker est démonstrative d'un comportement nouveau spécifique (et généralisé) des jeunes face aux nouvelles technologies qui leur ouvrent des horizons informatifs de contestation, de l'ignorance (quand il n'y a pas irrespect total) des textes réglementaires... et surtout de la recherche à tout prix (même au prix de la prison), grâce à la provocation volontaire, de la sortie d'une atmosphère certaine d'ennui et de routine. «Au point où nous en sommes, rien à perdre, tout à gagner !». Drame avec le grand nombre de dépassements sociétaux, individuels ou de groupes : la loi est vite débordée dans son application et c'est la force du droit qui recule. Hakim Laalam a bien énoncé le résultat final : «le recul de la gouvernance, c'est la mort de la collectivité».- Décidément, notre histoire d'amour constamment contrariée avec le Maroc n'est pas près de se terminer... comme si les désaccords sur la fermeture de frontières et le conflit au Sahara occidental occupé ne suffisaient pas ! Voila donc l'annonce d'une «bataille du raï» (comme s'il n'y avait pas d'autres musiques plus anciennes...et plus universelles que simplement internationales). Le raï est-il algérien ' est-il marocain ' au Maroc, on organise un festival international du raï (juillet... à Oujda) alors qu'en Algérie on annule celui de Sidi Bel-Abbès. «On» dit que le Maroc a l'intention de déposer auprès de l'UNESCO une demande d'inscription du raï à la liste du patrimoine mondial immatériel (d'où la cour pressante faite à nos chanteurs afin qu'ils aient la nationalité marocaine '). Messaoud Bellemou nous dit (le Soir d'Algérie, 11 septembre ) que le «raï est d'origine algérienne et que le raï marocain n'est qu'un genre traditionnel modernisé en empruntant au raï algérien». Et, pourquoi pas, faire une liste commune maghrébine 'Dimanche 11 septembre 2016 :- Présidentielle américaine : poussée de fièvre autour de la santé de Hillary Clinton (qui, victime d'une pneumonie, annule ses déplacements de campagne prévus lundi et mardi) et de Trump.Depuis plusieurs semaines, les soutiens de Donald Trump remettent en question l'état de santé d'Hillary Clinton, qui serait inapte à occuper le bureau ovale. En réalité, aucun des deux candidats n'est vraiment transparent sur le sujet.- En perte de vitesse dans les sondages depuis plusieurs semaines, le candidat républicain à la Maison-Blanche et ses soutiens ont fait de l'état de santé de sa rivale un argument de campagne. «Elle n'a pas l'endurance mentale et physique» pour s'installer dans le bureau ovale, assure le milliardaire.Les sites «complotistes» et les sources bien entendu anonymes avancent, avec des images parfois « détournées», des diagnostics allant de l'autisme à la syphilis en passant par la maladie de Parkinson. Tout cela n'est que pure «hallucination», «paranoïa», réplique Hillary Clinton. Officiellement, la candidate va très bien conclusion : «elle est en excellente forme physique et capable d'exercer la fonction de présidente des Etats-Unis.»Toujours prompt a s' auto-congratuler, Donald Trump est moins disert quand il s'agit de parler de sa santé, hormis de ses habitudes alimentaires, lui le passionné de fast-food. Le milliardaire a aussi dévoilé un certificat de son médecin, moins détaillé que celui de sa rivale. Mais la polémique désormais lancée, elle risque bien de se retourner contre les deux rivaux seniors : l'une âgée de 68 ans, l'autre de 70 ans. «Aucun des candidats n'a publié la quantité d'informations médicales que les électeurs méritent, dénonce USA today, le principal quotidien américain, dans un éditorial. Il n'y a pas matière à rire. Ce que les candidats à la présidentielle ont révélé de leur santé par le passé a parfois été faux, et presque toujours sporadique.» Le New York Times fait le même constat et rappelle qu'en 2008, le républicain John McCain avait permis à des journalistes d'étudier plus de 1.100 pages de dossiers médicaux. Hillary Clinton et Donald Trump sont aujourd'hui loin d'une telle transparence. N'empêche, la (mauvaise) santé des (futurs) présidents n'a jamais empêché des élections. Cela peut même se transformer en atout. Le gros problème, c'est après... et, pour paraphraser Edwy Plenel, «plus qu'une pneumonie, c'est la maladie du secret qui affaiblit»Lundi 12 septembre 2016 :- Le président sud-africain Zuma a remboursé 480.000 euros à l'Etat, une somme qu'il avait utilisée pour des travaux d'aménagement de sa résidence privée de Nkandla, son village natal. Jacob Zuma a remboursé 480.000 euros à la banque d'Afrique du Sud lundi 12 septembre. Le président sud-africain s'est acquitté de cette somme auprès du Trésor public dans le cadre de l'affaire de détournements de fonds publics surnommée «nkandlagate», pour laquelle la cour constitutionnelle de Johannesburg lui avait demandé le remboursement d'une partie de l'argent public dépensé. L'affaire remonte à 2009, date à laquelle le président sud-africain avait réalisé des travaux dans sa résidence privée située dans son village natal de Nkandla, dans l'est du pays. Motif officiel du chantier, améliorer la sécurité du bâtiment. En réalité, comme l'a révélé la médiatrice de la république en 2014, seule une partie des travaux avaient effectivement pour but d'améliorer la sécurité. En effet, Jacob Zuma a fait construire une piscine, un amphithéâtre, un poulailler ou encore un salon d'accueil pour ses visiteurs.Montant total de la facture : 20 millions d'euros. 480.000 euros, c'est la somme correspondant aux frais de construction du salon d'accueil, de l'enclos à bétail, du poulailler et de la piscine. C'est désormais chose faite, reste à savoir si ce geste sera suffisant pour éteindre le feu de critiques qu'essuie le chef d'Etat depuis des années.Mardi 13 septembre 2016 :- Le vol aérien Genève-Alger du samedi 10 septembre a été annulé à cause d'un conflit entre deux familles suite à l'attribution des sièges, rapporte l'édition suisse du journal 20 Minutes. «Un groupe de passagers était agressif. L'équipage a jugé qu'il n'était pas raisonnable de continuer avec eux», explique la porte-parole de la compagnie Swiss. Selon la même source, des passagers se sont violemment engueulés, alors que l'avion était prêt à partir à 18h10. L'appareil a donc fait demi-tour et la police est intervenue. Six adultes et trois enfants ont été débarqués. Certains sont sortis menottés, précise le journal. «L'avion n'a pu repartir car il était trop tard pour qu'il puisse revenir le soir même à Geneve», explique la porte-parole. Après avoir passé une nuit à l'hôtel aux frais de Swiss, les passagers ont été transférés sur les vols du lendemain, leur imposant cette fois une escale à Paris, Madrid ou Istanbul, ajoute 20 Minutes.Les six fauteurs de trouble ont été entendus et relâchés par la police. L'affaire est entre les mains de la justice suisse. Selon le journal, l'Algérie a demandé à la Suisse de lui transmettre l'identité des personnes interpellées. La compagnie indique se réserver le droit de poursuivre les deux familles concernées qui ont depuis rejoint Alger.Voila donc des comportements (que l'on retrouve souvent dans les vols empruntés par des compatriotes qui, parfois, ne respectent pas les numéros des sièges attribués (Air Algérie et autres compagnies... surtout lors des retours au pays, comme si ces derniers poussaient au «pétage de plombs» ou au «lâchage des mauvais instincts»)... aidés en cela par des personnels de bord, volontairement ou non, laxistes. Voila, aussi, qui nuit fortement à l'image de marque du pays... avec, souvent des répercussions commerciales et financières fâcheuses.Mercredi 14 septembre 2016 :- La chambre des Communes britannique rend public un rapport mettant en évidence la lourde responsabilité de Sarkozy, alors président de l'Etat français, et de Cameron, alors Premier ministre britannique, dans la destruction de la Libye, de son Etat et de ses institutions «pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la supposée protection des habitants de Benghazi contre l'avancée des chars de Kadhafi, brandie alors pour hâter et justifier l'intervention militaire.Intérêts de Wall Street, de la City avec la Bourse de Londres, convoitises pétrolières, extension des zones d'influences en Afrique du Nord. S'emparer du stock de 143 tonnes d'or, ambitions élyséennes (de plus, Sarkozy voulait certainement «liquider» un témoin gênant de son ascension, un financier occulte de sa campagne) vont converger, accélérées par la «main» sioniste a travers BHL, une véritable locomotive (ceci, le rapport ne le dit pas)...résultat final (comme en Irak...et comme en Syrie) : l'élimination ou le projet d'élimination certes de «dictateurs» mais, en même temps, des pays dévastés par les bombardements, des populations entièrement déplacées... et surtout l'émergence d'oppositions extrémistes encore plus meurtrières.Barack Obama a avoué qu'il avait «commis la pire erreur de sa présidence», certainement sous le charme persuasif de sa secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, Cameron s'est retiré sur la pointe des pieds, Bernard Henry Lévy se fait (comme Kouchner en son temps) moins arrogant...mais Sarkozy (ainsi qu'Alain Juppe, alors MAE) a encore le culot de prétendre re-diriger la France. Avec lui, apocalypse tomorrow !Jeudi 15 septembre 2016 :- L'information, est passée inaperçue, bien qu'elle soit importante pour celui qui étudie les changements sociétaux du pays et de la société. L'exécutif communal d'Oran annonce la construction (prochaine) d'un cimetiere... chinois... au niveau du cimetière chrétien, les deux emplacements séparés par un mur. On savait la communauté chinoise de plus en plus fournie, s'intégrant assez rapidement (travail, langue(s), vie familiale... et religion parfois, puisque la Chine a, aussi, une forte population musulmane), mais on ne savait pas que cette intégration pour beaucoup d'entre eux -allait être aussi totale. On ne savait pas que l'exécutif communal d'Oran était d'une tolérance... exemplaire.Vendredi 16 septembre 2016 :- Nouvelle polémique à l'Education nationale avec la «découverte» d'une bourde politico-technique dans un manuel de géographie de 1èreAM bien après sa distribution. page 65 exactement, une carte géographique de la Palestine portant le nom d'Israël. Les réseaux sociaux s'emparent de la chose, suivis immédiatement par les islamo-conservateurs, très heureux de relancer leur «campagne» contre les réformes entreprises dans l'enseignement. L'ouvrage ayant été tiré à l'ENAG, entreprise publique, le PDG s'inscrit en faux contre les «assertions» de complot et de «main invisible». Pour lui, il s'agit tout simplement d'une erreur des concepteurs et infographes de son entreprise qui ont repris machinalement une illustration du Net, sans se rendre compte de l'intrusion du «virus de l'entité sioniste»... ajoutez-y les «conditions de travail» durant le mois de ramadhan. Ayant travaillé assez longtemps dans le domaine de l'édition ainsi que dans l'impression... dans la précipitation (comme cela est de coutume chez nous depuis toujours), j'ai cumulé par mal de «bourdes» politico-techniques, ceci pour dire que «ne font pas d'erreurs que ceux qui ne travaillent pas». Il est vrai que l'on se limitait à des «engueulades» et l'idéologie appartenait au seul pouvoir en place. D'autant que notre processus de production (dans presque tous les domaines et depuis toujours) pèche par un manque flagrant au niveau du contrôle de qualité (en amont, et surtout en aval) et du respect des normes, la précipitation confondue avec la vitesse... et les contraintes religieuses du ramadhan n'arrangeant pas les choses. L'ouvrage sera donc retiré et la page déchirée et remplacée, mais le mal est fait, profitant aux anti-réformes et autres anti-Benghebrit...et aux sionistes qui remettent l'Algérie à la «une» de leurs médias et de leurs discours...criant...à l'anti-sémitisme...et a bien plus, l'Algérie devenue, de par ses positions et de ses moyens, «l'ennemie discrète d'Israël». Les extrémismes se rejoignent toujours quelque part !Samedi 17 septembre 2016 :- Le débat sur l'application de la peine de mort continue, mais cette fois-ci au niveau des hommes de loi. Ainsi, Me Farouk Ksentini le (encore) président du CNCPPDH plaide pour son rétablissement, tout particulièrement ou seulement contre les auteurs des enlèvements et assassinats d'enfants. Abroger la peine de mort ' difficile selon lui ...«pour plusieurs raisons (dont une forte demande des citoyens qu'il a «écoutés»), et aussi pour des «raisons religieuses», dit-il. Invité de la radio (chaîne I, jeudi), il évoque même un «referendum» sur le sujet...afin de «justifier» le dégel de la convention internationale signée.Rappelons que pour d'autres experts, dont Me Miloud Brahimi, il faut éviter de réagir par le fait de l'émotion plutôt que celui de la raison, comme cela s'est déroulé lors de la disparition et du décès tragique de la petite Nihal.Une «émotion» des opinions publiques qui, bien souvent, manipulées par les politiciens, les extrémismes et une partie de la presse, fait oublier les résultats et les conclusions des enquêtes et fait verser dans le lynchage. Les exemples ne manquent pas !Dimanche 18 septembre 2016 :- Quelle place pour l'islam en France ' depuis les attentats de janvier 2015, la crispation à l'encontre des musulmans de France est clairement visible. Un député-maire Les Républicains, Claude Goaesguen (membre du groupe d'amitié France-Maroc de l'Assemblée nationale française, très proche de Sarkozy... et pro-Algérie française dans sa jeunesse), connu pour ses «déclarations scandaleuses» (dixit A. Zekri, sg du CFCM) déclare : «nous avons un problème avec les Maghrébins. Il faut avoir le courage d'aborder le problème, non pas dans la discrimination, mais franchement». Des propos que déplore Rachid Benzine, enseignant et islamologue, qui estime que ces sorties participent «a une racialisation de la sociétéé. «Derrière cette phrase, il y a quelque chose qui relève d'un retour du refoulé qui est lié à la guerre d'Algérie, à l'empire colonial», ajoute-t-il.Selon Rachid Benzine, la guerre d'Algérie n'est toujours pas digérée. «Nous vivons avec cette mémoire douloureuse, avec cette histoire douloureuse, et nous n'avons pas encore pris en considération cette histoire pour la lire ensemble, et la tourner définitivement, pour écrire une nouvelle page de cette histoire-là, et que ces enfants de ces ex-colonisés puissent participer aussi à l'écriture de cette histoire parce qu'ils sont avant tout Français», préconise Rachid Benzine.- C'est une enquête (en France) qui commence à faire polémique à l'approche de l'élection présidentielle enflammant les débats sur la place de l'islam en France. l'IFOP vient de réaliser un sondage qui sert de base à une étude de l'institut Montaigne sur les musulmans de France... alors qu'une loi du 6 janvier 1978, la «loi informatique et libertés», interdit de recueillir et d'enregistrer des informations faisant apparaître, directement ou indirectement, les origines «raciales» ou «ethniques», ainsi que l'appartenance religieuse des personnes. Enfreindre cette loi est passible d'une peine de cinq ans de prison et de 300.000 euros d'amende. Des dérogations sont toutefois accordées à certains instituts de recherche, mais selon des critères très stricts, en raison du risque d'instrumentalisation politique de tels travaux.D'ailleurs, l'ancien Premier ministre François Fillon s'est vite saisi des «résultats» de l'étude, jugeant qu' “il y a une sorte de dynamique en faveur de la radicalisation”. Le candidat à la primaire à droite a milité en faveur de “statistiques pour pouvoir avoir les moyens de traiter un sujet qui est celui de l'islam radical”.- Manuel Valls se rattrape, dans un entretien à Jeune Afrique, en caressant l'Algérie dans le sens des poils : «Nous avons des relations politiques de très grande qualité et il ne faut surtout pas se laisser impressionner par tel ou tel commentaire», a fait remarquer le Premier ministre qui a affirmé qu'il n'y avait «aucune raison de s'emballer» au sujet de son fameux tweet qui a failli mettre le feu aux poudres et provoquer une crise diplomatique entre Alger et Paris. «Chacun connaît mon respect à l'égard du président Bouteflika», a déclaré Manuel Valls pour qui cet incident «n'a rien changé à la relation que nous entretenons depuis quatre ans avec les autorités algériennes et avec le Premier ministre Sellal».Lundi 19 septembre 2016 :- Après Manuel Valls (à gauche), c'est au tour de Gérard Larcher (à droite) ,le président du Sénat français, qui, en accueillant Abdelkader Bensalah en visite officielle de deux jours à Paris (il sera reçu par F. Hollande), affirme qu' «avec l'Algérie nous pouvons trouver des réponses pour surmonter le terrorisme», rappelant que «la France a trop mal perçu» la ‘décennie noire', période durant laquelle l'Algérie était confrontée au terrorisme. Gérard Larcher souligne, par ailleurs, que les relations bilatérales entre les deux pays ne sont pas «tributaires» d'une majorité politique ou de partis, soutenant que «ce n'est pas l'affaire de la droite, de la gauche ou du centre». Pour lui, la France et l'Algérie ont ouvert ensemble «une nouvelle ère», dans leurs relations et que face aux défis économiques, elles «doivent cheminer ensemble». Et, bien sûr, il apprécie la «sagesse et le sens de l'Etat, nourri par une longue expérience , une intelligence des situations hors pair...» du président A. Bouteflika qui l'avait reçu en septembre 2015. des déclarations sincères ou non ' mais il faut y croire pour le plus grand bonheur des diplomates. Il faut, cependant, attendre les résultats de l' élection présidentielle d'avril-mai 2017 (en France)...pour (bien) vérifier la sincérité des propos, car il est évident que, pour la gauche comme pour la droite, les Français «non de souche», originaires d'Afrique notamment, de l'Algérie y compris, vont peser lourdement dans la balance électorale. On a d'ailleurs remarqué que même Marine Le Pen (qui passera, semble-t-il, au 1er tour et ratera le 2eme)...a mis quelques gouttelettes de «modération» dans son bol d'attaques...ce qui a fait déjà réagir ses ultras.- Sur les 159 pays étudiés par le think tank canadien fraser institute pour déterminer le niveau de «liberté économique en 2016» l'Algérie se classe... à la 151e place, loin derrière le Maroc, 118e et la Tunisie 108e...et très loin derrière Hong Kong, qui arrive en tête. En Afrique : 39eme sur 45. heureusement, en queue de peloton, il y a bien 8 autres pays, la Libye et le Venezuela fermant la marche. heureusement aussi, que les données exploitées datent... de 2014. Un classement donc «depassé» et certainement orienté, n'est-ce pas 'Mardi 20 septembre 2016 :- Notre journalisme ne connaît pas seulement des problèmes de formation, d'encadrement et d'orientation... mais surtout des problèmes de mentalité... avec des comportements régionalistes regrettables car, ils peuvent générer (facilement, tant il est vrai que nos concitoyens sont susceptibles) des réactions (physiques ou verbales... ou écrites comme la mienne) violentes. J'ai lu dernièrement un «papier», dans un quotidien francophone, sur une grande ville de l'est du pays qui «renoue avec la quiétude d'antan»...et qui accuse, directement, tous les «faiseurs de maux», les «acteurs de informel», désormais expulsés de la ville grâce à la «main de maître du nouveau wali» des personnes «originaires des wilayas voisines»... et, vive le nouveau «bouclier sécuritaire»... on croirait lire un article de la presse française de droite condamnant les immigrants et dans la foulée tous ceux qui ne sont pas «ouled de souche» ! ne manquent que des «murs».- Chantage contre le roi du Maroc : les deux journalistes français poursuivis pour tentative de chantage sur le roi du Maroc marquent un point très important devant la cour de cassation (Paris), qui a jugé illégale la réalisation de deux enregistrements clés réalisés par l'avocat du palais, Hicham Naciri. La plus haute juridiction française, saisie par Catherine Graciet et Eric Laurent, a estimé que deux enregistrements clandestins des journalistes, réalisés par un émissaire de Rabat, avaient en réalité été menés avec la «participation indirecte» des enquêteurs français «sans le consentement des interessés». Voila qui, selon la cour, «porte atteinte aux principes du procès équitable et de la loyauté». La juridiction a, par conséquent, renvoyé l'affaire devant la chambre de l'instruction. L'avocat de Catherine Graciet salue une «grande victoire» et estime que suite à cette décision il serait «compliqué pour les juges d'instruction de continuer». «La cour de cassation sanctionne la manipulation et le piège mis en ?uvre par les plaignants», c'est-à-dire Rabat, s'est réjoui l' avocat d'Eric Laurent. Catherine Graciet et Eric Laurent, mis en examen pour chantage et tentative d'extorsion à l'encontre du roi du Maroc, ont demandé, le 15 décembre 2015, l'annulation des enregistrements réalisés par l'avocat du palais, Me Hicham Naciri, sur son téléphone portable, estimant que ces derniers avaient enfreint la procédure légale des écoutes. Ils disent avoir été piégés par l'avocat marocain qui a, selon eux, procédé lui-même aux enregistrements de leur deuxième et troisième rencontres (21 et 27 août), alors qu'une enquête judiciaire était déjà ouverte après leur 1er rendez-vous (11 août). Leur demande d'annulation avait été rejetée par la cour d'appel de Paris, le 26 janvier, et leurs avocats avaient alors demandé un pourvoi en cassation. Les deux journalistes sont soupçonnés d'avoir voulu extorquer de l'argent au Maroc en échange de l'abandon d'un livre censé contenir des révélations gênantes pour Rabat. Tous deux contestent avoir été à l'initiative d'un chantage.- Le ministre du Commerce Bakhti Belaïb est l'invité de l'association des consommateurs devant laquelle il se serait laisse aller (selon un site d'informations électroniques généralement bien informé) à quelques confidences sur son secteur. Ainsi : l'interdiction d'importation des véhicules de moins de trois ans était le fait de «lobbies» qui avaient exercé une pression sur le gouvernement Ouyahia, lequel avait, selon lui, fini par céder/ le rétablissement «sous conditions» de l'importation de véhicules de moins de trois ans, c'est, l'Etat qui réimpose sa puissance devant ces lobbies mafieux qui infestent le secteur du commerce et de l'importation en particulier/ le «cahier des charges sera élaboré en toute transparence et avec la participation de tous les acteurs du secteur» /il existe une situation de trafic à grande échelle au port d'Alger. Fausses déclarations, containers abandonnés, menaces sur les fonctionnaires de son département sont monnaie courante dans le haut lieu de l'import-import qu'est le port d'Alger. Pour exemple, un «gros bras de l'import» (actuellement en fuite à Dubaï) était censé importer des produits alimentaires. Mais, c'est une fausse déclaration, ses containers étaient remplis de pièces détachées. Et, grâce à ses relations au port, il a pu sortir en toute latitude sa marchandise. Belaïb, qui souligne être un ministre «en fin de parcours politique», assure qu' «il n'a peur de personne» et qu'il pèsera de tout son poids pour mettre de l'ordre dans le secteur du commerce avec ce souci de défendre les intérêts de l'Etat algérien en rétablissant la force de la loi. Oh, combien de présidents (le président A. Bouteflika avait parlé au début de sa présidence de «15 chats ayant pris en otage le pays»), combien de ministres et combien de PDG... ont tenu le même langage décidé.Mercredi 21 septembre 2016 :- Comment les mots sont-ils détournés par les gens de mauvaise foi...ou tout simplement ignorants ' l'étude menée conjointement par l'institut Montaigne et l'IFOP, sur les musulmans en France, selon la typologie établie indiquait que 28% des musulmans en France ont des attitudes «autoritaires» et «sécessionnistes». «Des personnes qui font sécession par la religion et non pour la religion», explique Hakim El Karoui, auteur de l'étude. Pour l'essayiste, cette catégorie utilise les «marqueurs extérieurs de la religion» pour se mettre à part, «en marge de la société française». En clair, les musulmans qui ont été regroupes dans cette catégorie sont ceux qui, globalement, se prononcent pour la consommation de viande halal, pour le port du voile intégral, estiment que la religion a sa place au travail ou encore s'opposent à la laïcité. Mais là encore, les choses sont plus nuancées. Car parmi ces 28%, 15% ont une vision «dure» des pratiques religieuses, mais favorisent davantage la religion comme une affaire privée que publique.Mais, pour les politiciens de droite et les islamophobes et les incontournables Marion Le Pen et Robert Ménard , il y a «28% de radicaux», «des terroristes potentiels»... 28% des musulmans de France ont adopte «un système de valeurs clairement opposé aux valeurs de la république». Il y a donc, pour eux, 1,5 million de musulmans radicaux en France (calcul fait sur les 6 millions de musulmans de France).A noter que le terme de «radicaux» n'est jamais employé dans l'étude, car «aujourd'hui, la radicalisation est devenue le point de basculement vers le terrorisme», explique Hakim El Karoui. Et, le document ne pose pas de question sur un éventuel rapport à la violence ou sur le terrorisme. Le terme employé est «autoritaires», précise Hakim El Karoui : «ce terme est utilisé par les sciences politiques pour designer des gens qui adhèrent à des normes très dures.»Par ailleurs, selon l'auteur de l'étude, le système de «sécession» ne s'explique pas uniquement par la religion. «L'étude montre que ce n'est pas qu'un sujet autour de l'islam. Il y a aussi d'autres problématiques, comme la désindustrialisation, la discrimination, la panne de la société française. Ces personnes vont donc vers la rebellions via la religion. Chez d'autres, cela s'exprimera par un vote Front national», détaille Hakim El Karoui.A suivre
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