Algérie - Associations de la santé

Association des médecins privés de Mila : Représenter dignement la corporation


La sauvegarde des intérêts moraux et matériels des médecins activant sur l’ensemble du territoire de la wilaya de Mila, la participation, en cas de sinistres ou de calamités naturelles, aux actions de secours, de volontariat et de solidarité tant au plan local que national et la formation médicale continue, sous forme d’organisation de demi-journées scientifiques (café médical) ou de journées entières (grand café médical), sont les segments sur lesquels s’appuie la démarche de l’AMP.

Au sujet de ce dernier point, le secrétaire général de ladite association, le Dr Azzedine Tennache, précisera cependant que « ces rendez-vous scientifiques sont mis sur pied avec la collaboration et le concours des firmes pharmaceutiques ou indépendamment de celles-ci ». Forte de près de 230 médecins adhérents, la corporation que préside le Dr Mouloud Hafi Rassou, s’impose dans le microcosme des associations intervenant dans ce genre de créneau, comme un partenaire sérieux. En tout cas, L’AMP aura, sommes-nous tentés de dire, fait face à un véritable challenge en organisant avec succès et avec les « moyens du bord » pas moins de 6 « café médical », depuis sa création, le 18 septembre 2005.

Le casse-tête du financement

Et comme il est admis que les associations sont notoirement connues pour ne pas abriter des Crésus, l’AMP ne faisant pas exception, se rendra très vite à l’évidence de cette épineuse équation qu’est la problématique de la rareté des sources de financement. Sans pourtant en démordre, elle puisera, plan de charge oblige, au fond de son maigre budget constitué par l’apport annuel de 1000 DA par confrère. Certes, l’AMP compte parmi ses nombreux intervenants de grosses pointures de l’industrie pharmaceutique, à l’image des laboratoires NOVARTIS, BMS UPSA, NOVAPHARM Trading, Labo (GSK), Hikma (Jordanie), Roche (France), Saidal et, bien sûr, Pfizer Pharmaceuticals Group. Mais, sans tenter de jeter la pierre à une quelconque partie, le SG de l’AMP, visiblement conciliant, souhaite de la part de l’ensemble des opérateurs une contribution aux frais de parrainage et une collaboration autrement plus conséquente. Il dira ceci : « Etant une association nouvellement créée, nous avons jusque-là puisé dans notre propre tirelire et pris nos devants en assumant à 100% les charges inhérentes aux manifestations médicales que nous organisons régulièrement par souci de donner d’abord une envergure à l’AMP. Cela étant, rien ne nous exempt à présent d’exiger de nos différents partenaires une quote-part participative équitable au titre du marketing et de la mise en valeur de leurs produits pharmaceutiques ». Il faudra aussi, ajoute-t-il, que les représentants des sociétés pharmaceutiques et les délégués régionaux se résolvent au principe que la primauté des rencontres médicales revienne de facto aux intervenants cliniciens de l’AMP. Estimant que ces « petites tracasseries » sont loin d’être la pierre d’achoppement, notre interlocuteur n’en mettra pas moins le doigt sur le grand hic : l’urgence de constitution d’un compte de sécurité initial en comptant sur l’apport et le concours des collectivités locales. Là pourrait être l’un des véritables enjeux s’agissant du devenir de cette jeune association.