Algérie

ASM Oran - Alors que l’équipe rétrograde... mais qu’elle attend trois milliards et demi de centimes

Les clans s’entredéchirent sa dépouille L’ASMO a toujours été perturbée par pratiquement les mêmes personnes qui se manifestent à la moindre opportunité pour y créer un climat malsain. Au moment où l’équipe avait cruellement besoin d’aide, aucune main charitable ne lui a été tendue. Aujourd’hui nous apprenons que cette même équipe qui, pourtant, n’est plus désormais que l’ombre d’elle-même, devient l’objet de convoitises de plusieurs clans, et ce, par conférences de presse interposées. Il ne faut pas être «Madame soleil» pour comprendre que tout ce tintamarre a un final financier. Sinon, comment expliquer que «ceux qui se soucient de l’intérêt de l’ASMO» ne se manifestent que lors du mercato -période où le marché financier est juteux- ou quelques semaines seulement avant la rentrée dans les caisses du club des subventions étatiques qui se monteraient, selon nos sources, à trois milliards et demi de centimes (15 millions de dinars du fonds de wilaya et 20 millions de dinars de l’APC) ? De quoi mettre l’eau à la bouche, n’est-ce pas ? Et aucune des parties en conflit n’est blanc comme neige !Par exemple, certains supporteurs des «Verts et blancs» accusent M. Bendadache qui dirige l’opposition, de ne se manifester, comme par hasard, qu’en ces moments-là. S’il demande, pour se réintroduire dans les plus hauts rouages de l’ASMO, des comptes, et cela aussi bien au président M. Mehiaoui qu’à M. Bengarâa qui ne dirige plus El-Djemîia depuis belle lurette -des personnes qu’il avait lui-même placées ou adoubé, soit dit au passage- et qu’il conteste la légitimité du bureau actuel, beaucoup de fans asémistes, pas dupes du tout, sont convaincus qu’il faut pousser les investigations plus loin... en exigeant, également, des comptes aux «demandeurs de comptes», vu que quand ceux-ci menaient d’une main de fer leur équipe fétiche, la situation sportive et financière n’était guère plus reluisante. D’autres fans asémistes se doutent, également, de la sincérité de M. Mehiaoui quand ils voient comment ce dernier met tout en œuvre, et ce, même en inéquation avec la réglementation en vigueur, pour récupérer cette fameuse manne ? Ils ne sont pas loin de penser que le président en exercice qu’ils n’ont pas tellement vu se «bouger» pareillement lorsqu’il s’agissait de sauver ce qui pouvait l’être, ne vise qu’à «rentrer» dans son argent et laisser tout tomber... au risque de voir l’ASMO totalement désargentée à l’orée de la prochaine échéance. Quant à l’actuel bureau-directeur, la troisième partie en conflit, et s’il est, certes, à féliciter pour avoir su, plus ou moins bien, gérer, il faut l’avouer dans des conditions très difficiles, une équipe qui, déjà, allait à vau-l’eau et quasiment au bord du gouffre, il n’est pas exempt, pour d’autres Asémistes, de tout reproche. En effet, ces derniers argumentent leurs griefs contre le bureau actuel sur le fait que, composé de gens sans grosse fortune, il aurait mieux valu réunir autour de lui toute la famille asémiste, plutôt que de servir d’arbitre (ou de faire-valoir) dans le conflit majeur qui oppose MM. Bendadache et M. Mehiaoui. Néanmoins, les plus sages d’entre les fans de l’ASMO sont convaincus que certaines personnes, et ce, de toutes les parties en conflit, doivent définitivement s’effacer et laisser leurs places à plus compétents qu’eux. N’en déplaise à ces deniers, ajoutent-ils, l’ASMO est une très grande et honorable famille faite d’industriels, de hauts fonctionnaires, de cadres, d’artistes, d’intellectuels, de commerçants, de sénateurs, de députés, d’anciens ministres, d’anciens très grands joueurs, etc. qui peuvent apporter un grand plus mais qui n’ont jamais été sollicités ou qui ont toujours été barrés par la médiocrité ! Ces mêmes sages sont persuadés que le salut de l’ASMO passe par une refondation totale de son Assemblée Générale (et peut être même de ses statuts). Ceci est capital pour l’avenir du club car seule une Assemblée Générale dont la composante réunit des gens aux bonnes capacités intellectuelles pourra redonner son lustre à une équipe qui fait partie du patrimoine d’Oran. Sinon, et sous très peu, l’ASMO ne sera plus qu’un vague et lointain souvenir chez les plus âgés... comme l’est devenu le Oran des années 60/70 ! A l’USM Alger, pour ne citer que ce club, on l’a compris depuis très longtemps. C’est ainsi que M. Allik, le président usmiste, rend des comptes à son A.G pour toutes les décisions qu’il prend (objectifs, recrutements, dépenses, recettes, libérations, etc.). Jamais, au grand jamais, son bureau et lui n’agissent seuls ! Pendant qu’à l’ASMO on se chamaille autour d’une dépouille, M. Allik a déjà eu quitus de son A.G pour préparer la saison 2007/2008, selon une conférence de presse qu’il a donnée avant-hier. Il est vrai aussi que son Assemblée Générale, la base fondamentale du club, est faite de gens en adéquation avec la réglementation en vigueur et non pas, comme à l’ASMO et dans d’autres clubs oranais, d’ailleurs, faite de «tout-venant» et dont ses listes «permutent» selon les intérêts du moment. Mais, là, toute la faute en incombe à la DJS... qu’elle le veuille ou pas ! A l’inverse de ce qui a toujours existé à l’ASMO, tout un organigramme est mis en place à «Soustara» où chaque section a son plan d’actions et dont les responsables sont élus par les membres de l’A.G à laquelle elle rend compte, au chiffre près, de toutes ses activités sportives et financières à chaque fin d’exercice, comme l’indique le site Internet usmiste. Savez-vous, par exemple, combien la commission de sponsoring a ramené d’argent pour la seule saison 2006/2007 ? Tenez-vous bien : douze milliards de centimes !!! Oui vous avez bien lu ! Evidemment, ce chiffre ne tient pas compte des subventions étatiques que tout club algérien se voit alloué... Menée par l’ex international, et très élégant, Réda Abdouche, cette commission, composée de gentlemen bien sous tous rapports mais surtout intègres, n’hésite pas à sillonner toute l’Algérie (et l’Europe parfois) pour frapper aux portes de toutes les entreprises (privées ou publiques) afin de ramener des fonds à l’USMA ! Qui voyons-nous dans les hautes sphères dirigeantes depuis la fin de la réforme sportive à l’ASMO ? Trop souvent, hélas, et sans jeter la pierre à tous, bien sûr, des quidams sans le sou qui ne sont là que pour la frime, voyager aux frais de la princesse ou détourner tout ce qui peut l’être (tickets d’accès, équipements, ballons, frais de restauration, et tutti quanti) ! Voila, résumée en deux ou trois points seulement, où se situe toute la différence entre l’ASM Oran et l’USM Alger ! Nous y reviendrons...
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