Algérie

Après les championnat du monde d'athlétisme

Après les championnat du monde d'athlétisme
Confrontés à un Etat voyou, renforcé par une «communauté internationale» fort ridicule, les Palestiniens voient leur calvaire quotidien s'éterniser alors que les soi-disant organisations humanistes semblent vaquer sur la lune. Et pourtant, l'on assiste à un génocide d'un peuple, à l'un des crimes contre l'humanité sans précédent.Juridiquement, on fait la distinction entre crimes de guerre et crimes contre l'humanité: les premiers sont dirigés contre des combattants et commis en violation des «lois de la guerre»; les seconds ont pour victimes des populations civiles. Sur le terrain, la différence est secondaire. Pour simplifier, nous n'utilisons que l'expression crimes de guerre. La guerre, en soi, constitue déjà un crime, à plus forte raison s'il s'agit d'une guerre d'agression dirigée contre des populations civiles (voir les cas de l'Afghanistan et l'Irak). Mais le crime est plus ignoble encore lorsque l'agresseur utilise des armes particulièrement perverses spécialement conçues pour causer de lourdes pertes humaines. Au lendemain de la dernière explosion effroyable de violence entre Israël et les Palestiniens, le mot à la mode parmi les leaders internationaux fut «retenue». Dans la plupart des conflits, cela semble être la solution évidente. Mais dans ce cas, le mot pose problème. Appeler les deux côtés à la retenue dépeint la situation comme un conflit à égalité, les deux bords s'infligeant l'un l'autre des degrés égaux de violence. Ce n'est tout simplement pas le cas ici. La situation israélo-palestinienne n'est pas une bataille équitable, mais un processus prolongé de colonisation par Israël qui a conduit à une brutale occupation du peuple palestinien Récemment, les territoires occupés de Cisjordanie ont connu un regain de souffrance juive : on parle de la disparition de trois Israéliens, «étudiants» dans une école talmudique. S'il était agi de trois Palestiniens, ou même de 3.000, personne n'en aurait rien su, évidemment... L'enlèvement - si c'en est un - est l'occasion pour l'Etat voyou juif de lancer, à Hébron et ailleurs, une vaste opération de ratissage et de répression contre «les coupables», c'est-à-dire contre le Hamas et tous ceux qui le soutiennent ou s'allient avec lui. Des centaines de Palestiniens, y compris des députés et même le président du Parlement, sont kidnappés par les occupants... avec l'aide des «autorités» de Ramallah. On dénombre aussi plusieurs morts. Les trois Israéliens, au moment de leur disparition, se déplaçaient en auto-stop dans les territoires occupés, sur des routes que les colons juifs ne sont pas censés utiliser (et quand ils essaient de le faire, de multiples barrages militaires sont là pour les en dissuader). Autant dire que cette affaire est passablement louche : on ne serait pas étonné d'apprendre qu'il s'agit d'un coup monté. D'ailleurs, le 1er juillet dernier, le chef du Mossad avait prédit que trois Israéliens allaient être enlevés une semaine avant que cela se produise. (A suivre)


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