Algérie

5 ans de prison pour le violeur d'une mineure

Pour avoir commis le crime de viol sur une mineure de moins de 18 ans résidente à Relizane, le mis en cause a été condamné à la peine de 5 ans de prison ferme et à verser 50 millions de centimes à la partie civile.Auparavant dans son réquisitoire, le représentant du ministère public avait réclamé la peine de 10 années en s'appuyant sur l'application dans ce cas de figure de l'article 336 du code pénal qui stipule une condamnation entre 10 et 20 ans de réclusion criminelle. L'absence de violence qui a sauvé l'accusé, tout comme le bénéfice des circonstances atténuantes accordé par le tribunal criminel de Relizane. Les faits qui s'étaient déroulés durant le mois d'avril 2014 avaient abouti par la naissance d'un bébé le 13 mai 2017 puis abandonné à son sort à l'hôpital. Le père n'a jamais voulu faire le premier pas et l'inscrire à son nom à l'état civil tout en reconnaissant avoir eu des rapports, dit-il, «consentis».
Seulement la gamine qui réside à El Hassi se faisait transporter en voiture jusqu'à Relizane où l'accusé profitait de la naïveté des rapports interdits. La loi protégeant les mineures, et c'est ce qu'il avait compris, il avait alors usé d'un subterfuge en dressant un acte de mariage et en coupant carrément les relations avec la famille alliée. Seulement le père déclare à la barre que «même pas un bonbon n'avait été ramené par ce dernier lors de l'établissement de l'acte de mariage». L'accusé se défend, en prétendant régulariser la chose après le jugement. Mais pour la partie civile, «il ne voulait que sauver sa tête pour divorcer par la suite». Une jeune adolescente se retrouve ainsi la victime de ce jeune homme qui n'a même pas eu le courage de réparer le mal qu'il avait commis, se soustrayant à ses obligations d'homme et qui sont de réparer le mal qu'il a causé. D'autre part, un enfant se trouve abandonné, car personne ne sait ce qu'il est devenu depuis sa naissance. Signalons enfin les plaidoiries très convaincantes des deux parties, la défense et la partie civile.
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