Algérie

Alors que 94 immeubles en péril ont été évacués

17 vieux immeubles seront réhabilités 94 immeubles en péril, classés par la commission de wilaya chargée d’expertiser l’état de ce bâti dans la catégorie 01, ont été évacués. D’autres, classés dans les catégories 02 et 03, respectivement 14 et 03, feront l’objet, selon des sources, de réhabilitation. Les habitants de ces 17 im-meubles ne sont guère ravis de cette nouvelle et espèrent être relogés et contestent l’expertise des spécialistes chargés de cette mission par la wilaya. Ceux-là sont les ingénieurs et techniciens du CTC et de la direction de l’urbanisme et de l’OPGI. «Les immeubles où nous habitons sont aussi en péril, au même point que ceux dont les habitants ont été relogés et nous vivons le même danger de mort qu’eux. Eux, ont bénéficié de logements décents où ils pourront enfin dormir les yeux fermés», a affirmé Mohamed, un père de famille résidant dans un immeuble «récupérable» à Boulanger. Les habitants de cet immeuble, comme tous les autres de cette même catégorie, ont affiché des banderoles sur les devantures de leurs habitations et sur lesquelles ils ont inscrit qu’ils sont en danger, qu’ils doivent impérativement être relogés et qu’ils sont donc victimes de «hogra». Chose aperçue, au niveau de tous ces immeubles, l’emblème national est levé. «Le drapeau national est mis en place pour montrer aux autorités chargées de distribuer les logements que nous sommes, nous aussi Algériens à part entière, donc, nous ouvrons droit au logement», a confié Karim, un autre résidant dans un immeuble de la catégorie 03. Ce phénomène a pris de l’ampleur à travers tout Oran et tous les immeubles de la catégorie «vieux bâti» portent sur leurs murs des graffitis demandant le relogement. Même au niveau des immeubles squattés, on retrouve les mêmes revendications alors qu’il ne s’agit que d’indus occupants qui espèrent, en mettant leur vie en danger et en restant dans des immeubles qui ne tiennent qu’à un cheveu, forçant ainsi la main aux autorités locales. Sauf que celles-ci ont fait barrière aux spéculateurs d’autant plus que la liste d’attente pour les logements sociaux est des plus importantes au niveau de la wilaya d’Oran et en particulier à Oran- ville. Selon un membre de la commission de wilaya de recours «L’expertise du CTC attestant que les immeubles de la catégorie 2 et 3 peuvent être réhabilités est irréversible et les familles qui se disent en droit au logement avaient la voie du recours ouverte. Tous les recours ont été minutieusement étudiés et sur les 200 enregistrés, 16 seulement ont été jugés solvables. Les squatters des immeubles en péril seront expulsés et les habitants des immeubles de la catégorie 2 et 3 n’ont pas d’autres choix que de se plier à la décision de réhabilitation, l’expertise du CTC est l’une des plus fiables». Cependant, ces habitants ne sont pas de cet avis et ont appuyé leur recours par des contre-expertises établies par des experts assermentés qui ont confirmé que leurs immeubles ne pouvaient être réhabilités. Ces familles-là, à l’exemple de ceux résidant à la rue Moncip au quartier Oussamah, ex-Boulanger, ont adressé un recours accompagné de la contre-expertise à la commission des recours et attendent un résultat qui, espèrent-ils, arrivera avant que leur bâtisse ne tombe en ruine. Hafida B.
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