Algérie - Revue de Presse

ALGEX (EX-PROMEX)



Guéguerre entre le DG et les anciens cadres La section syndicale de l?Agence nationale de promotion des exportations (Algex) - ex-Promex - est montée au créneau pour dénoncer ce qui est qualifié de « situation d?étouffement » de l?entreprise. L?actuel directeur d?Algex est montré du doigt par le partenaire social, appuyé par certains cadres de l?entreprise, comme étant le principal responsable de cette situation. Le principal grief retenu contre lui, lit-on dans un rapport adressé par le syndicat au ministère du Commerce, « depuis son installation, ce directeur n?a initié ni plan d?action, ni programme, ni organigramme et aucune décision n?a été prise pour assainir la situation dans laquelle s?est embourbée l?entreprise depuis 2003 ». Contacté pour des éclaircissements sur ce sujet, le directeur général d?Algex, M. Bennini, reconnaît « les préoccupations » des anciens cadres de l?ex-Promex, soulignant, toutefois, que « le programme de l?agence est tributaire de la mise en place de l?organigramme d?Algex qui devrait être installé en mars ». Il précise que tout programme de travail doit être soumis à l?approbation du conseil d?orientation, présidé par le ministère du Commerce. « S?il s?agit des postes de chefs de service, a-t-il encore ajouté, les textes régissant ces postes sont dans le processus d?étude normale et ils devront être publiés le mois prochain. » Cela pour répondre à certains anciens cadres qui s?estiment marginalisés et ignorés dans la participation et dans la préparation des textes établissant l?organisation de l?agence. Par contre, a-t-il souligné, « les postes de directeur et de sous-directeur se méritent et demandent les compétences appropriées ». Selon lui, le statut régissant ces postes est complexe et implique l?intervention de plusieurs institutions, notamment le ministère du Commerce et la Fonction publique. Ce problème, rassure-t-il, a été posé à la tutelle qui devra trancher prochainement. Interrogé au sujet des sanctions qu?il aurait infligées « sans motifs réels » à certains travailleurs, selon le syndicat, M. Bennini dira : « La seule sanction que j?ai infligée est la révocation d?un gardien pour motif de vol. » L?individu sanctionné, ajoute-t-il, a été couvert par le secréraire général du syndicat qui a été mis à pied après avoir « menacé les chauffeurs suite à leur témoignage en défaveur du voleur ». La seule erreur qu?il a faite, reconnaît-il, c?est de n?avoir pas pu réunir les cadres de l?agence de manière cyclique. Par ailleurs, le responsable d?Algex estime que « les portes sont ouvertes au dialogue », faisant allusion à la section syndicale qui s?estime « spoliée de tous ses droits » et relevant « une absence totale de communication qui dénote le mépris et l?ignorance des personnels ». S?agissant du paiement des frais de mission à des personnes étrangères à Algex, pour lequel la section syndicale l?a encore interpellé, le DG estime que cela est prévu par le règlement. Selon lui, « l?administration peut par ailleurs payer des frais de mission à des consultants ». M. Bennini explique, en outre, que la « crise » qui touche le fonds des exportations s?explique par l?insuffisance de dotation. « La loi de finances n?a pas prévu de dotation pour cette année », a-t-il précisé. Il rassure toutefois le personnel en annonçant la préparation d?un dossier d?étude globale des exportations qui est au ministère du Commerce. M. Bennini avoue enfin que l?administration sous-paye les personnels. A ses yeux, « pour les motiver, il faut augmenter les salaires et recruter des performances ».
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