Algérie - Urbanisme

Algérie (Bordj-Bou-Arréridj) - L’urbanisme sauvage prend une ampleur inquiétante



Algérie (Bordj-Bou-Arréridj) -  L’urbanisme sauvage prend une ampleur inquiétante
Des milliers de dossiers concernant les atteintes au code de l'urbanisme traînent depuis des années dans les tiroirs des bureaux des élus de l'APC de la wilaya de Bordj-Bou-Arréridj. La question qui vient à l'esprit des citoyens est pourquoi les lois ne sont pas appliquées pour solutionner les problèmes liés à l'urbanisme sauvage. Le résultat de cet attentisme n'est autre que l'anarchie flagrante qui gangrène dangereusement le cadre de la cité.

À l’exception notable de certains d’entre eux qui ont fait des sorties sur le terrain, ces élus du peuple n’ont pas su être à la hauteur pour arrêter l'anarchie urbaine et ce, en raison du fonctionnement bureaucratique.

La police de l'urbanisme fait son travail convenablement en tant qu'instrument de contrôle et de surveillance des lois et règlements, mais cette dernière ne peut pas se substituer aux organes de gouvernance qui sont à l'heure actuelle défaillants, notamment les élus de l'APC.

Il suffit de faire un tour dans la cité pour voir l'ampleur des dégâts: des trottoirs défoncés qui sont de mauvaise qualité et de surcroît ne sont pas homogènes, il y a des carrelages gris, noir, vert, rouge, bleu, des parkings et jardins laissés à l'abandon qui ne répondent pas à un plan d'ensemble, des plantes au milieu de la chaussée ne permettent pas une bonne visibilité, les bordures des trottoirs dans certaine endroits, font 30 cm de hauteur qui sont un vrai «casse gueule» pour les personnes âgées et les enfants.

Du côté de Ouin-Zraiga, un village qui se trouve à 4 km de chef-lieu de wilaya, a été improvisé par les habitants qui ont défié la loi, un village envahi par les constructions illicites, hideuses et anarchiques avec la complicité des élus et des autorités locales des années 2000, les aménagements apportés ne sont pas soumis aux règles de droit de l'urbanisme, mais au seul droit des habitants.

Il appartient aux autorités locales et aux élus d’entrer en scène, ils doivent arrêter le massacre et se mettre dans la perspective de tracer des avenues, des places, des jardins, des aires de jeux, qui tranchent avec l'entremêlement des rues et des ruelles, de contrôler l'attribution des marchés pour les aménagements aux vrais entrepreneurs professionnels.





Photo caricature ajoutée par Akar Qacentina pour illustration

Layachi Salah Eddine
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