Algérie

Alger abrite une rencontre consacrée au sujet

Alger abrite une rencontre consacrée au sujet
L'activisme terroriste au Sahel inquiète. Pour tenter de faire face aux groupes armés qui frappent dans la région, des experts internationaux se réunissent depuis hier au Palais des Nations pour revoir leur stratégie de lutte à l'heure où l'on craint une amplification du phénomène en raison de la forte pression exercée sur Daesh au Moyen-Orient.Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Mise en déroute à Palmyre, chassée et pourchassée à travers toute la Syrie et dans bien d'autres pays sous la menace de Daesh, de nombreux spécialistes craignent en effet de voir à présent cette organisation se redéployer en Libye et d'en faire même l'une de leur principale base.Ce qui ne ferait qu'accentuer la pression déjà existante dans la région où la présence d'autres groupes armés se fait périodiquement ressentir à travers des attentats meurtriers au Mali et au Niger. La Tunisie est, elle aussi, très fortement secouée par des actions spectaculaires et révélatrices du réel danger qui pèse à travers des actions terroristes visant non pas seulement à «tuer» mais à occuper des régions entières du sud de ce pays.L'Algérie, quant à elle, tente de faire face, autant qu'elle le peut, à la pression qui s'exerce à ses frontières et reconnaît la nécessité d'aller vers une plus grande coordination avec les pays concernés.A l'ouverture des travaux qui se déroulent donc au Palais des Nations, l'ambassadeur conseiller auprès du ministère algérien des Affaires étrangères a déclaré que «la réalité du terrain prouve que les groupes terroristes reculent devant des Etats forts et qui savent exploiter à leur avantage et au bénéfice de leurs propres objectifs des éventuelles faiblesses institutionnelles matérielles qui pourraient exister ici et là ».La limitation de ces faiblesses, poursuit-il, constitue «un défi auquel sont confrontés les pays concernés, en premier lieu, et toute la communauté internationale, en deuxième lieu, qui est ainsi appelée à promouvoir davantage la coopération et la complémentarité des actions entreprises dans le cadre de la lutte antiterroriste».M. Ayache a notamment évoqué le rôle de la justice pénale. La même source affirme que l'arsenal de lutte contre le terrorisme reste «très relatif s'il n'est pas soutenu par des institutions capables et des ressources adéquates.La menace terroriste dans la région du Sahel, poursuit-il, «reste présente et cause régulièrement des drames aux populations civiles ainsi qu'aux biens des individus et des collectivités. Grâce à leur grande connexion avec le crime organisé transnational, ces groupes se renforcent, élargissent leur espace d'action, accèdent à plus de ressources financières et parviennent à contrôler des territoires et populations».L'ambassadeur canadien, qui copréside l'atelier des travaux avec l'Algérie, a, quant à lui, fait part de la volonté de son pays «de passer aux actes les plus concrets pour lutter de façon plus efficace contre ce phénomène».«Il est important, dit-il, enfin de se doter d'un mécanisme d'intervention prévisible fondé sur la primauté du droit pour avoir un effet dissuasif dans le cadre d'une approche plus vaste de lutte contre l'extrémisme violent».La rencontre regroupe des pays membres du FGCT, le Conseil de sécurité de l'ONU, l'Union africaine (UA), l'Union européenne (UE), la Ligue des Etats arabes, l'Organisation de la coopération islamique (OCI), et les pays de la région du Sahel.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)