Algérie - Revue de Presse

Affaire Khalifa



La justice ouvre le dossier Le scandale Khalifa a connu un tournant décisif durant l?année 2004, et le mérite en revient surtout au procureur général près la cour de Blida, Mohamed Tahar Lamara, décédé, vendredi dernier, à la suite d?une crise cardiaque. Ce magistrat a regroupé toutes les plaintes concernant ce scandale au niveau du tribunal de Chéraga, territoriallement compétent où est domiciliée la banque Khalifa. Dans le cadre de ce dossier, le doyen des juges a entendu plus d?un millier de personnes, parmi lesquelles au moins 200 sont des responsables d?entreprises publiques, 200 autres sont des sportifs et des dirigeants de clubs et d?organismes liés toujours à l?activité sportive. Au moins 4 plaintes ont été enregistrées au niveau de ce tribunal et liées à Khalifa Airways, la station de dessalement d?eau de mer, les transferts de devises vers des comptes privés à l?étranger par swift, et Khalifa Construction. A ces dossiers se sont greffés d?autres relatifs à l?achat d?actions de la Société générale par Abdelmoumen, Khalifa TV, et Khalifa Rent. A ce jour, le magistrat instructeur a inculpé 22 personnes et lancé cinq mandats d?arrêt internationaux. Pour activer le cours de l?instruction, le doyen des juges a délivré une commission rogatoire à la Gendarmerie nationale afin qu?elle auditionne certains responsables sur des questions bien précises. Ce qui a permis au dossier de bien avancer, au point que des sources judiciaires prévoient le déroulement du procès de cette affaire vers la fin du premier semestre 2005, plus précisément vers le mois de juin. Parallèlement, une information judiciaire a été ouverte par la justice française pour blanchiment d?argent et une commission rogatoire a été transmise dans ce cadre au doyen des juges près le tribunal de Chéraga. Des sources judiciaires ont affirmé que, sur ce dossier, une excellente coopération existe entre les deux parties pour mettre toute la lumière sur cette affaire, en notant bien sûr que la priorité sur ces affaires revient aux tribunaux algériens. Même si de nombreux observateurs craignent que ce scandale ne soit enterré comme cela a été le cas de beaucoup d?autres, du côté de la justice, ceux qui en ont la charge estiment que, « tôt ou tard, les responsables de cette grande escroquerie seront jugés. Il y va de la crédibilité de la justice algérienne ».


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