Algérie

Abrika sous contrôle judiciaire



Hier, en fin de journée, la police s?apprêtait à transférer Belaïd Abrika au tribunal de Tizi Ouzou pour être entendu par le procureur de la République et, dans la soirée, le délégué des Genêts devait être soit mis sous mandat de dépôt et incarcéré à la prison de la ville, soit remis en liberté, à moins que la garde à vue ne soit prolongée. Durant la matinée, Abrika avait été emmené au tribunal, mais le procureur, selon les informations recueillies sur place, a demandé aux policiers qui l?accompagnaient de compléter le dossier avant l?audition. En plus des élus signataires de la plainte, le procureur a instruit la police d?auditionner aussi les agents de sécurité de la mairie de Tizi Ouzou, présents au moment où les délégués des archs ont investi l?APC. Plusieurs délégués des archs se sont rassemblés hier devant le tribunal de la ville de Tizi Ouzou en guise de solidarité avec Belaïd Abrika, arrêté la veille, alors qu?il participait à une marche des travailleurs du CHU Nedir Mohamed. Il avait mené une opération contre les élus de l?APC, lundi dernier. Après le rassemblement devant le tribunal, les délégués devaient tenir un conclave extraordinaire pour envisager des « actions de riposte ». Finalement, la réunion n?a pu se tenir vu le nombre réduit de délégués qui ont fait le déplacement à Tizi Rached. Une réunion restreinte a regroupé sur place la présidence tournante de la CADC et quelques délégués, à l?issue de laquelle il a été décidé d?organiser un sit-in aujourd?hui devant le palais de justice de la ville et de convoquer toutes les coordinations à un conclave extraordinaire demain (vendredi) à Tizi Rached. Certains délégués présents au rassemblement donnaient l?impression d?être un peu désorientés par la tournure que prennent les évènements, alors que d?autres estiment que la seule manière de réagir est d?« investir la rue ». Plus de vingt-quatre heures après l?arrestation de celui qui fut le porte-parole de la délégation qui a rencontré le chef du gouvernement en février dernier, les citoyens retiennent leur souffle et nombre d?entre eux craignent que la région ne replonge dans l?agitation.
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