
Derrière les RCB, il y a un jeune homme au look soixante-huitard, passionnément amoureux du 7e art. C'est Abdennour Hochiche, dit Nonor, qui se bat depuis une quinzaine d'années pour que la culture du cinéma ne meurt pas dans sa ville.«L'idée de créer un événement lié au cinéma est née au cours d'une discussion au sein d'une troupe de théâtre que l'on avait montée avec des copains à l'université de Béjaïa. On avait déjà un Ciné-Club à la cinémathèque et on s'est dit qu'on allait créer un événement lié au cinéma», affirme-t-il. Les Rencontres sont lancées et les premières éditions se font en partenariat avec une autre association basée en France. Puis la scission s'opère en 2006 et Project'heurts, l'association créée par Abdenour Hochiche et ses camarades, s'envole désormais de ses propres ailes.Elle tourne à présent avec une dizaine de membres permanents pour maintenir en vie le cinéma à Béjaïa à travers un ciné-club bimensuel, La Nuit du court-métrage, La Nuit du clip ou d'autres activités comme Les Ateliers. Pour les RCB, l'association peut compter sur le concours d'une vingtaine de bénévoles qui viennent prêter main-forte. Des étudiants et des lycéens dévoués, qui apportent toute leur fougue et leur énergie. Pour le financement de ses activités, l'association peut compter sur les subventions classiques venant des collectivités locales comme l'APC et l'APW e depuis trois ans, d'une petite subvention du ministère de la Culture.Sinon, les partenaires étrangers comme TV5 Monde, l'ambassade du Royaume des Pays-Bas, l'Institut Goethe ou l'Institut français d'Alger sont toujours là pour apporter leur soutien. Cette année, il y a deux bourses à gagner pour les porteurs de projets. Une bourse d'aide à l'écriture et une autre d'aide au montage. Le concours est ouvert aux Algériens, aux Marocains et aux Tunisiens.L'argent, nerf de cette guerre culturelle où chaque film projeté est une bataille de gagnée, n'est pas toujours au rendez-vous. «L'organisation des RCB nous revient à 8 millions de dinars. Il nous manque 2 millions de dinars pour assurer la logistique convenablement et faire ce qu'on veut réellement. L'idéal serait un budget de 10 millions de dinars», confirme Nonor. Un dernier souhait pour l'avenir ' Garder le cap?
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D A
Source : www.elwatan.com