
Une certaine dose de visibilité est nécessaire pour réussir le changement. Cette visibilité ne peut être assurée, entre autres, que par une équipe de haut niveau, qui suscite des vocations et illustre la qualité des pistes sportives nationales et internationales.Des inquiétudes à peine voilées construisent leur niche devant l'entrée de la direction de l'instance nationale de football. La riposte est donc indispensable pour faire étouffer ces critiques. La réaction devra être faite non seulement par des communiqués, mais aussi par des actes sur le terrain. «Ces actes ne devront avoir comme force, que celle des textes, qui s'appliqueraient dans toute leur rigueur, accompagnés par une autorité qui s'imposerait pour tous sur le terrain.» L'autre critique qui prend racines est relative aux membres de l'assemblée générale qui ne seraient pas assez connectés avec le football. Ramener ceux qui étaient dans le dernier wagon et les faire monter dans un second, sorti des urnes, ne serait que de la continuité dans le changement. Les effets seront en contradiction avec les discours de campagnes. Ce qui risque de décevoir plus d'un. On évoque la nomination de Zetchi, le voilà dans les rangs d'un nouveau président, après avoir échoué dans ses stratégies lors de son passage chez l'ex-président de la FAF, ce qui du reste, est un avantage pour Zetchi qui va bénéficier de sa riche expérience. A cette allure, difficile d'espérer un souffle nouveau. La solution passerait selon quelques techniciens de la balle ronde par «un changement radical, puisqu'il s'agit d'élections nouvelles donc indiscutablement, il faudrait des hommes nouveaux...». «Un changement devra aussi toucher ces présidents de clubs qui tiennent en otage ce sport avec la complicité de quelques joueurs» «Le foot est malade, il lui faut en extrême urgence un traitement radical, sinon, il faut pas espérer un changement, j'estime que les personnes qui portent la responsabilité de cette fracture importante du foot devront rendre compte... Ces personnes se reconnaîtront et quand elles prendront un peu de recul et de hauteur sur les évènements, elles se rendront compte qu'elles ont mal agi», tonne Ali Bencheikh. «Je ne suis pas convaincu par la composante de ce bureau... Ce qui signifierait qu'on restera toujours au sommet de la mauvaise communication, c'est-à-dire dans l'incompétence... Pour comprendre le joueur, ajoutera-t-il, «il faudrait que le vis-à-vis ait joué au football, mais les membres de ce bureau l'ont-ils été '» Sur un autre registre, les observateurs s'interrogent sur le type de fonctionnement de la DTN. Quel sera son rôle, voire même sa force de fonctionnement dans cette nouvelle FAF ' Ils font état de chevauchement entre Medane et Zefzaf. Quelles sont les missions exactes de l'un, comme de l'autre ' Quelques fébrilités apparaissent et sont montrées du doigt. Techniciens, médias et anciens joueurs évoquent sur la même tonalité le risque d'absence de changement dans les stratégies de Zetchi, connu pour le respect de ses engagements... L'urgence des urgences d'aujourd'hui, pour le président qui le sait parfaitement pour l'avoir annoncé, serait de démontrer que notre football est condamné à passer à un niveau supérieur. La nouvelle mécanique ne devrait donc pas prendre de l'air ni tousser. Le temps presse, il est compté, les commissions mises en place devraient produire de la discipline pour éviter à ce que le rêve du changement ne s'évanouisse ' Oui ! Mais de quelle manière surgira-t-il ce changement ' Elles se bousculent ces questions... Ces questions du changement ! Le calendrier de la saison prochaine, voilà un autre sujet brûlant. Une fois adopté, sera-t-il respecté à la lettre, quelque soit le motif qui serait évoqué ' L'équipe nationale ferait-elle barrage à la poursuite du championnat comme cela se faisait encore avant les élections ' Pourquoi a-t-on cédé à ce critère ' Pourquoi la Ligue 1 Mobilis mettait-elle au frigo les rencontres jusqu'au passage de l'équipe nationale.' Une question que tout le monde se pose mais personne ne détient la réponse. L'arbitrage, un sensible dossier. La colère des présidents de clubs s'est vite faite remarquée et ce à la suite à la décision prise par le nouveau président, celle de geler les droits télé et naming des clubs jusqu'à ce que ces derniers régularisent leur situation vis-à-vis de la Cnas. L'arbitrage ' Pas de changement donc à l'horizon. Le maintien d'Amalou, les présidents de club n'en veulent pas ! Ils veulent un changement immédiat. Ils demandent à ce que cet ex-arbitre international, Mokhtar Amalou, ne soit pas à la tête de la commission de désignation des arbitres jusqu'à la fin de saison en cours. Et pour rassurer les présidents de clubs, on promet des arbitres de haut niveau pour terminer la saison. Pour calmer les esprits, le nouveau président va les réunir et discuter avec ces messieurs. Une source bien informée évoque les raisons du rejet d'Amalou. «Il est connu pour sa proximité avec un club dont le président siège au BF. J'ai aussi des statistiques qui prouvent que le PAC a gagné la majorité de ses matchs arbitrés. En plus, il faisait partie de l'ancienne direction de la commission fédérale des arbitres qui a fait des ravages dans l'arbitrage. Je ne vois pas où est le changement promis. Du coup, nous avons demandé à Kerbadj de convoquer une réunion dans les plus brefs délais (avant la reprise du championnat de Ligue 1) pour débattre de ce sujet et d'autres aussi, en présence du président de la FAF, Zetchi.» S'agissant de l'Equipe nationale, le nouveau président décroche le gros lot. L'ancien sélectionneur de l'équipe de France et ancien entraîneur du PSG, Laurent Blanc, serait pressenti pour diriger les Verts. Zinedine Zidane serait pour beaucoup dans cette réalisation qui fait effet de surprise dans le monde du football national et même international. Il faut croire également que sa proximité avec les joueurs d'origine algérienne aurait grandement aussi contribué à donner son accord, rassuré certainement par Zinedine Zidane, en compagnie duquel il a gagné la Coupe du monde 1998 et l'Euro-2000 serait aussi parmi les facteurs ayant motivé sa décision. Que ferait-il ' C'est la question qui se balade dans les rues d'Alger. Saura-t-il s'adapter à notre foot, aura-t-il les coudées franches pour entamer sa mission dans les normes ' Sera-t-il libre de ses mouvements ' Fera-t-il appel aux locaux ' Ou alors ira-t-il supplier les joueurs résidant à l'étranger ' Zetchi le laissera-t-il travailler durant une période qui excéderait 3 années'
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H Hichem
Source : www.lnr-dz.com