Alger - A la une

Zahir Saad Bouzid : «L'Algérie est loin d'être un bon élève»



Zahir Saad Bouzid : «L'Algérie est loin d'être un bon élève»
Contribution - Passionné de nouvelles technologies et expert en informatique, Zahir Saad Bouzid est le fondateur et général manager de l'agence TICS, (Technologies de l'information et des communications solutions). L'agence est spécialisée dans le développement web et mobile).
InfoSoir : Un résumé de la situation des TIC dans notre pays
Zahir Saad Bouzid : nous sommes en 2013 et il est regrettable de dire qu'en matière des TIC, l'Algérie est loin d'être un bon élève. Sincèrement, à mon avis, tout tarde à démarrer en Algérie. L'exemple le plus frappant est celui d'E-Algérie 2103 qui devait initialement voir le jour cette année, mais cela n'a pas été le cas. En tant que spécialistes de la question des TIC, on se demande vraiment si le même projet est maintenu ou pas. Cela remet sur le tapis, à titre illustratif, le payement en ligne qui, si jamais il est appliqué, apportera beaucoup de solutions aux déboires actuels de bon nombre d'entreprises. En une phrase : ça bloque et ça continue de bloquer.
Mais, où est la faille selon vous '
Franchement, je ne saurais vous répondre d'autant que les professionnels, qu'ils soient des télécoms ou des technologies de l'information, se voient tout le temps mis en dehors des centres des décisions. Croyez-moi : c'est par la presse nationale que nous sommes mis au courant de certains développements que les responsables du secteur ne daignent pas nous transmettre même quand ils sont sollicités pour le faire.
Qu'en est-il de la 3 G '
On ne cesse d'évoquer des dates pour sa mise en place sans que cela soit vraiment une réalité sur le terrain. Je pense, et j'espère que nos responsables, chacun à son niveau, cesseront de parler dans le vide. Il est temps de joindre l'acte à la parole. Il est inconcevable qu'un pays comme l'Algérie soit en retard en la matière comparé à certains autres qui n'ont ni les capacités matérielles ni la qualification des personnels algériens.
Donc c'est un problème de volonté politique....
Pas tout à fait. Il me semble qu'à un certain moment il y avait une volonté politique. Sauf que cela ne suffit pas pour réussir des projets. Il faut des compétences pour les mettre en 'uvre. Il est surtout question de veiller au respect des exigences (cahiers des charges) sur tous ces aspects (qualité, délais, coûts). Je pense que c'est à ce niveau que ça bloque.
Les internautes se plaignent aussi de la qualité du débit de l'Internet
Avant toute autre chose, il faut rappeler que pour l'heure, c'est Algérie Télécom qui détient le monopole absolu s'agissant de l'ADSL. Le problème vient de là, en premier lieu. Les pouvoirs publics sont dans la nécessité d'ouvrir ce créneau à d'autres opérateurs et fournisseurs. Sans une concurrence digne de ce nom, la qualité sera toujours aussi médiocre. Sans concurrence, il ne faut pas s'attendre à une meilleure qualité qu'il s'agisse du débit ou d'autres prestations. AT doit améliorer la qualité car, je persiste que ce n'est nullement un problème de moyens. Bien au contraire, AT dispose de tout et rien ne lui interdit, comme déjà souligné, de faire associer d'autres opérateurs. Ailleurs qu'en Algérie, l'accès à l'Internet n'est plus considéré comme étant un luxe. Il est temps de songer à aller de l'avant en faisant profiter le maximum de personnes, des nouvelles technologies.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)