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Zaâtria ( commune de Mahelma ) : route dégradée et transport défaillant Alger : les autres articles



Zaâtria ( commune de Mahelma ) : route dégradée et transport défaillant Alger : les autres articles
Les habitants de Zaâtria sont contraints de recourir au service des taxis clandestins, nombreux à «travailler» sur cette ligne.
L'état de la route menant vers la localité de Zaâtria, commune de Mahelma, ne cesse de se dégrader. Les habitants, offusqués par cette situation, s'impatientent et exigent sa réhabilitation dans les meilleurs délais. «Il n'est plus question d'attendre. Tous les responsables de la commune ayant siégé à l'APC ont promis de régler le problème, mais rien de concret n'a été fait», nous dira un résidant. Selon lui, les habitants comptent s'adresser une énième fois aux responsables de la municipalité. Si rien n'est fait pour résoudre le problème, ils vont recourir à d'autres moyens afin de forcer la main aux responsables.
«Pas plus tard qu'hier, j'ai assisté à un débat houleux entre habitants sur le problème de la dégradation de la route», nous dira un chauffeur clandestin, qui nous a transportés jusqu'à cette localité isolée. Les conséquences de l'état de la route se répercutent de différentes manières sur le quotidien des résidants. Outre les dommages que subissent les véhicules, cette route est boudée par les transporteurs des voyageurs. On apprend que seulement deux minibus travaillent sur cette ligne. Les usagers sont obligés parfois d'attendre plus d'une heure l'arrivée puis le démarrage du bus.
«C'est tout le monde qui se soumet à leur logique. Les transporteurs préfèrent pénaliser les voyageurs que de démarrer à perte», nous raconte un résidant. Notre interlocuteur ajoute néanmoins que l'on aurait pu régler le problème en autorisant des fourgons à travailler sur cette ligne. «Un fourgon contient moins de places, il peut faire la navette avec moins de voyageurs», explique-t-il.
Mis devant le fait accompli, les habitants de Zaâtria sont contraints de recourir au service des taxis clandestins, nombreux à «travailler» sur cette ligne.
«En cas d'urgence ou de léger retard, nous payons 150 DA pour nous rendre chez nous», raconte un père de famille.
De nombreux résidants ne peuvent payer ce tarif et se trouvent ainsi obligés de patienter ou de marcher. Cependant, les problèmes de cette localité ne se limitent pas à ces deux aspects.
Le transport scolaire demeure également problématique pour les parents d'élèves. Les écoliers, apprend-on, doivent se lever très tôt le matin pour ne pas rater les bus au départ, un pour les garçons et un autre pour les filles.
«Les garçons sont plus pénalisés, ils se lèvent à 6 heures du matin pour ne pas rater le bus et passent plus d'une heure à attendre sur la voie publique l'ouverture du portail de l'école.» De plus, les habitants de cette localité, appelée à devenir, dans les prochaines années, une grande agglomération urbaine, et ce, en raison du nombre important de programmes de logements prévus, demandent l'alimentation de leur domicile en gaz naturel. En fait, bien que les raccordements aient été effectués depuis des mois, les foyers ne sont, à ce jour, toujours pas alimentés.
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