L'ancien ministre de l'Industrie, Youcef Yousfi, a été acquitté, hier, par le pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M'hamed, à Alger, dans l'affaire d'importation et de montage de tracteurs agricoles. En revanche, les exploitants dudit projet, à savoir les frères Kherbouche, ont été condamnés à des peines de prison ferme assortie d'amendes.En effet, le président-directeur général de la société Agro-Industrie, Kamel Kherbouche, a été condamné à cinq ans de prison ferme et à une amende d'un million de dinars pour "dilapidation de deniers publics" et "incitation d'agents de l'Etat à user de leur influence pour la conclusion de marchés en violation de la législation en vigueur", alors que Réda et Fethi Kherbouche ont écopé, chacun, de trois ans de prison ferme, dont une année avec sursis, et d'une amende d'un million de dinars.
Par ailleurs, une peine de cinq ans de prison ferme a été infligée à l'ancien directeur de l'industrie au ministère, Mustapha Abdelkrim, poursuivi dans cette affaire pour "dilapidation de deniers publics" et "abus de fonction". Les autres accusés dans ce dossier, dont l'ancien président-directeur général de la Caisse nationale d'épargne et de prévoyance (Cnep), Djamel Bessa, et l'ancien président-directeur général du Crédit populaire algérien (CPA), Omar Boudiab, ont, quant à eux, été acquittés.
Le même le pôle pénal a ordonné le versement de près de deux milliards de dinars de dédommagement au Trésor public et de 40 millions de dinars par les personnes morales citées dans cette affaire. Il faut noter que l'acquittement de Youcef Yousfi était pour le moins attendu au vu des éléments qu'il avait avancés à l'ouverture du procès, au mois de décembre dernier.
En effet, l'ancien ministre de l'Industrie avait rejeté en bloc les chefs d'inculpation retenus à son encontre, à savoir la "dilapidation des deniers publics", l'"abus de fonction" et l'"octroi d'indus avantages", affirmant qu'il n'avait "aucun lien avec ce dossier", d'une part, et qu'aucune autorisation ne pouvait être accordée sans l'aval du Conseil national de l'investissement (CNI) qui dépendait directement du Premier ministre, en l'occurrence Ahmed Ouyahia, d'autre part.
FARID BELGACEM
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farid BELGACEM
Source : www.liberte-algerie.com