Onze jours durant, le quotidien Le Temps d'Algérie a accueilli la 5e session de formation «Interview et reportage» destinée aux journalistes algériens, organisée par l'ambassade de France à Alger. Elle a été assurée par le Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ).
C'est l'ambassadeur de France à Alger, Son Excellence Xavier Driencourt, qui a remis les attestations aux journalistes dans une ambiance jugée par tous de «sympathique». Il était accompagné du directeur du Temps d'Algérie, M. Djamel Kaouane.
«En quatre années en Algérie, j'étais frappé par la diversité de la presse algérienne», a commenté M. Xavier Driencourt qui se dit «frappé par la liberté de ton, parfois irrévérencieux» de la presse algérienne, notamment par rapport à la France. «Je pense que vous êtes dans votre rôle, de réagir et parfois polémiquer, pour communiquer et dire qu'elle est votre position exacte», a-t-il ajouté.
Tout en s'étonnant du nombre de journaux «impressionnant» qui garnissent les étals en Algérie, il rendra hommage aux gens de la plume, en rappelant la période «particulièrement difficile» qu'ils ont traversée. «Les journalistes ont payé de leur vie la liberté de l'information. Je crois qu'il ne faut pas l'oublier», a-t-il dit, mettant l'accent sur l'importance du reportage en Algérie, un des thèmes de la formation. «Je suis très content de savoir que la presse algérienne est une réalité.
La presse est abondante et c'est très bien», a encore commenté l'hôte du Temps d'Algérie. Il exhortera les journalistes à «continuer sur cette lancée» et souhaitera que les formations qu'organise l'ambassade de France «s'inscrivent dans la durée». A propos du journal Le Temps d'Algérie, «un journal jeune», c'est pour lui «le signe du dynamisme». «En France, on voit plutôt des journaux qui disparaissent», a-t-il noté. «C'est bien qu'en Algérie il y ait des journaux qui naissent.
Cela signifie que la société algérienne demande de l'information écrite. Je me réjouis que Le Temps d'Algérie soit parmi ces journaux. Je le lis tous les jours Le Temps», a-t-il avoué, considérant que «c'est un bon journal qui fait le tour de tous les sujets, notamment politiques». Toutefois, il n'a pas apprécié la maquette du journal dont «le graphisme n'est pas attachant», selon lui. Son emploi du temps étant chargé, l'ambassadeur a ensuite pris congé.
Débat de clôture à bâtons rompus
Tous les participants (10 journalistes issus de 8 quotidiens) et la formatrice, Mme Florence Al Aswad, se sont accordés à dire que la session a été enrichissante à plus d'un titre. Après la remise des attestations, toute «l'équipe» de la session ainsi que Mme Loan Forgeron, conseillère de presse et communication à l'ambassade de France, rejointes quelques minutes plus tard par Joël Lascaux, conseiller de coopération et d'action culturelle de la même représentation diplomatique,
ont «improvisé» une table ronde pour évoquer dans le détail et à bâtons rompus toutes les facettes de la formation. Une sorte de bilan qui servirait, comme tout le monde l'a souhaité, à donner plus d'impulsion aux formations futures. L'ambassade de France s'est engagée à tenir compte des remarques des uns et des suggestions des autres. Au cours du débat, Mme Florence El Aswad n'a pas manqué d'évaluer «un par un» les journalistes devant les représentants de l'ambassade.
«Chacun a son style et je suis satisfaite du rendement de tous. Nous avons travaillé ensemble et nous avons pu dans un bon esprit d'équipe aboutir à de bons résultats», a-t-elle commenté, agrémentant ses remarques d'anecdotes et autres «surprises». Interpellés à leur tour, les journalistes ont relevé «l'esprit d'équipe» qui a régné tout au long de la session, «le cachet» qu'imprimera la formation dans leur carrière et la prise de conscience des «erreurs» qu'ils devraient éviter. Il était question dans les débats de crédibilité, de rigueur, d'intégrité et de neutralité. En somme, les caractéristiques que devrait avoir un bon journaliste.
«En élevant le niveau de la presse, le citoyen et même le politicien va se forger sa propre opinion de l'information», fera remarquer Mme Al Aswad. «Vous pouvez être le 4e pouvoir», a-t-elle conclu. A la fin de la discussion, filmée du reste par la chaîne web du groupe Média Temps Nouveaux (Dzair Web TV) pour les besoins d'un reportage, une collation a été organisée au profit de tous les présents.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S M
Source : www.letempsdz.com