Alger - A la une

Warda : des adieux à la mesure de la Légende (hommage)



Warda : des adieux à la mesure de la Légende (hommage)
La diva de la chanson algérienne et arabe Warda El Djazairia a été inhumée ce samedi à Alger, dans son pays comme elle l'a voulu, après des funérailles à la mesure de son art, de sa stature et du juste engagement qui a marqué son prodigieux parcours.
Il étaient tous là unis par la même douleur d'avoir perdu si brutalement celle qui incarnait, à leurs yeux, tout autant l'art que le patriotisme : sa famille, les artistes, ses admirateurs ainsi que plusieurs membres du Gouvernement conduits par le Premier ministre.
La mise en terre de la défunte a été naturellement un moment d'intense émotion : une tristesse infinie se lisait sur les visages, alors que les femmes, présentes en force, lançaient des youyous, en guise d'adieu à celle qui a bercé de sa puissante et incomparable voix des générations entières d'Algériens mais aussi de nombreux autres peuples.
"Warda est des nôtres, nous l'aimerons toujours. Sa voix, sa beauté, sa grâce, son humilité et sa générosité resteront à jamais gravés dans nos mémoires", résumera à sa façon une admiratrice quadragénaire.
L'hommage appuyé que tout un pays -peuple, élites et hautes autorités- lui a rendu, dès l'annonce de son décès, est sans doute le meilleur témoin du parcours personnel et artistique exemplaire d'une dame unanimement saluée comme ayant été à la fois une artiste d'exception, une cantatrice de grand talent et une femme de c£ur et d'esprit.
Celle pour qui l'Algérie était l' "unique amour", a su enflammer, au delà des Algériens, d'autres peuples arabes qui, depuis, reprennent à sa suite ce morceau tiré de l'une de ses meilleures oeuvres : "la liberté ne peut qu'avoir les couleurs de ma patrie (l'Algérie) libre".
Les Algériens, toutes générations confondues, ne s'y sont pas trompés en énonçant, chacun à sa manière, cette sentence : une des meilleures voix arabes de tous les temps s'en est allée et, avec elle, c'est la dernière icône du "tarab" qui disparaît mais son oeuvre, immortelle et irremplaçable, lui survivra pour l'éternité.
Pour avoir si merveilleusement chanté l'amour, pour avoir chanté l'Algérie dans ses moments de joie et de peine, pour avoir, signe du sort, tiré sa révérence en plein année du cinquantenaire de l'indépendance, la diva est d'ores et déjà assurée de sa place dans l'histoire de son pays : au panthéon des immortels.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)