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Vous avez dit professionnalisme'



Vous avez dit professionnalisme'
L'USMA et le MCA sont les lauréats de cette saison 2015-2016Après six saisons d'existence, que ce soit au niveau de la Ligue 1 ou bien celle de la Ligue 2, «l'amateurisme» continue de régner partout en maître absolu.Le championnat professionnel Mobilis de Ligue 1 a pris fin hier, en consommant notamment sa sixième saison d'existence sur un constat des plus amers sur tous les plans. Depuis son instauration en juin 2010, le professionnalisme en Algérie, s'est malheureusement avéré un véritable fiasco, et surtout un échec total que personne ne peut nier aujourd'hui.Pour preuve, tous les clubs du championnat professionnel des Ligues 1 et 2, hormis l'USM Alger, continuent d'être gérés sans la moindre norme telle qu'exigé par le véritable professionnalisme. Hormis les frères Haddad qui semblent avoir fait pour l'instant bon usage de leur argent au sein des Rouge et Noir de Soustara, et quand bien même les actuels propriétaires de l'USMA n'ont pas encore réellement atteint leur but, la quasi-totalité des autres formations de l'élite sont complètement à la traîne.Un constat d'échec qui s'impose de lui-même avec force et réalité à l'appui, tant notre championnat dit professionnel, n'a que le nom. Après six saisons d'existence, que ce soit au niveau de la Ligue 1, ou bien celle de la Ligue 2, «l'amateurisme» continue de régner partout en maître absolu. Où est donc passé ce fameux cahier des charges sur lequel s'était basé en juin 2010 le président Raouraoua, et les pouvoirs publics qui continuent de supporter sans cesse l'éternel gouffre financier dans lequel «survivent» au quotidien tous ces clubs de football, souvent au bord de la faillite' Que faut-il retenir de cette saison 2015-2016 qui aura finalement été marquée par de graves dérives, et tant de déboires sans fin, sous la coupe d'une Ligue professionnelle, constamment prise en flagrant délit de contradictions, et surtout d'incohérences, à travers des décisions qui n'ont fait que jeter davantage de flou au sein de notre sport-roi national' En réalité, la LFP que préside Mahfoud Kerbadj, a montré toutes ses limites en la matière. Kerbadj succède à lui-même à la tête d'une structure qui reflète parfaitement l'état de déliquescence totale dans lequel «survit» tant bien que mal le championnat professionnel des Ligues 1 et 2. Des clubs qui accèdent chaque saison en élite avec des caisses souvent affreusement vides, et que l'on tolère au mépris de toute logique.Des clubs souvent mis en demeure de payer des joueurs constamment en grève, et devenu le lot au quotidien vécu partout par des footballeurs dont la plupart n'ont aujourd'hui dans leur tête que l'argent comme seul sujet. L'argent et rien d'autre, est devenu partout la principale préoccupation au sein de ce monde footballistique national, totalement «discrédité» par des pratiques que des présidents de clubs ont instituées partout, sans le moindre respect.Des présidents qui passent l'essentiel de leur temps à se plaindre de tout, et qui n'ont pas le moindre courage de «céder» leurs postes respectifs, au profit de personnes peut-être en mesure d'investir concrètement dans le football, comme cela a été le cas d'Ali Haddad. La simple évocation d'ouvrir le capital d'un club de football, a créé un véritable malaise parmi la plupart de tous ces présidents dont les pratiques sont devenues «monnaie courante».Même tous ces pseudos actionnaires «s'entre-déchirent» à coups de déclarations médiatiques, «accusatrices» entre des acteurs qui ne connaissent plus la moindre limite aujourd'hui. Que ce soit au MO Béjaïa, ou bien au MC Oran, c'est pratiquement la même «guéguerre», devenue légion en Ligues 1 et 2. Lorsque des clubs continuent de vivre aux crochets de l'Etat, et passent leur temps à quémander partout de l'argent, notamment pour recruter au prix fort de nouveaux joueurs, au détriment de catégories espoirs, fort prometteuses, les déperditions de jeunes talents se sont accrues au fil des dernières saisons. Pis, toujours aucun centre de formation à l'horizon, même au sein de l'USM Alger. Mieux encore, à la JS Kabylie le président Hannachi est encore à l'ère d'une maquette qui vient d'être «exposée» aux médias. A quand un véritable centre de formation chez les Canaris du Djurdjura, ou bien partout dans les autres clubs de l'élite' Jusqu'à quand le président Mohamed Raouraoua va-t-il pouvoir tolérer plus longtemps cette situation face à laquelle il ne cesse plus de parer au plus pressé' Il est vraiment temps de mettre fin à une véritable «mascarade» qui continue «d'engloutir» des sommes d'argent faramineuses, au nom d'un championnat professionnel devenu aujourd'hui un véritable «Souk» de très bas étage. Une vraie jungle qui a attiré des vautours sans foi ni loi. Dixit Mahieddine Khalef: «Le professionnalisme ne se décrète jamais du jour au lendemain!». L'ancien sélectionneur des Verts, ne croyait pas si bien dire, tant la réalité du moment, a vraiment plongé notre football national dans des dérives sans fin, et de graves déboires qui se chiffrent aujourd'hui à des milliards de dinars. Une authentique parodie de championnat professionnel!
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