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VOTE à L'APN DU PROJET DE LOI DE FINANCES 2017



VOTE à L'APN DU PROJET DE LOI DE FINANCES 2017
Le tant controversé projet de loi de finances pour l'année 2017 à très forte empreinte d'austérité, a été adopté, hier mardi, par les députés de l'allégeance, avec le boycott des députés de l'opposition et le vote contre d'autres.Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - Une séance de vote plutôt sereine et calme, aux antipodes de sa précédente du 30 novembre de l'année dernière, exception faite de cette altercation verbale entre un député du RND et ceux du PT. Alors que les députés du FFS et ceux du FJD ont carrément opté pour le boycott de cette séance, leurs collègues du PT et de l'Alliance verte ont pris part aux travaux de la plénière durant laquelle les premiers ont, comme à leur accoutumée, tiré leur épingle du jeu puisqu'ils sont les auteurs de la quasi-majorité des amendements proposés et malheureusement rejetés par la commission des finances de l'Assemblée. Autant d'occasions de temps de parole que leur confère le règlement intérieur de l'Assemblée pour expliquer leur démarche et prendre à témoin l'opinion publique quant à la dangerosité de ce texte.Car de la soixantaine d'amendements proposés, 65 plus exactement, seuls cinq ont eu l'assentiment de la commission des finances, ceux portant notamment sur la délivrance du passeport, la taxe sur le tabac et celle relative aux boissons alcoolisées,”? la réduction de 65% de la facture de l'électricité au profit des familles et des agriculteurs et de 25% pour les autres activités commerciales dans la région du sud du pays.Et si Ramdhane Taâzibt et consorts du PT ont voté contre ledit projet de loi, les députés de l'AAV ont quitté la salle des délibérations au moment du vote, laissant sur les lieux les parlementaires de l'allégeance et ceux des petits partis et autres députés indépendants, entériner, comme de tradition, ledit texte dans une mécanique bien huilée.Le réquisitoire de l'oppositionPour le FFS, son rejet de ce projet de loi s'explique, selon le chef de son groupe parlementaire qui a animé un point de presse dans le hall de l'hémicycle parlementaire, par le fait qu'il constitue une «tentative de faire face à une débâcle économique et politique en recourant au plus haà'ssable des procédés qui consiste à faire payer les couches sociales les plus démunies !». Et à Chaffai Bouaà'che de relever que le «gouvernement a décidé de faire payer les Algériens et d'épargner les barons». Des barons qui, selon lui, «ont des entrées au gouvernement, ils sont au gouvernement. Ils risquent de devenir tout le gouvernement».Et d'inviter le gouvernement à «chercher les milliards détournés dans la surfacturation, les transferts illégaux de devises et la fraude fiscale, les restes à recouvrer», au lieu de «s'attaquer au pouvoir d'achat des Algériens déjà fragilisé par l'inflation et la dépréciation du dinar».Chez le PT, on partage pratiquement le constat du FFS que l'on formule, cependant, autrement. Pour Ramdhane Taâzibt, ce projet de loi est une «véritable guerre sociale déclarée contre la majorité du peuple algérien, qui va anéantir le pouvoir d'achat déjà réduit de près de 40%, et ce, au profit d'une petite classe».Cela dit, au parti que dirige Louisa Hanoune, on garde l'espoir que le Président de la République soit «sensible à son appel pour une «seconde lecture» de ce «texte inacceptable qui consacre l'inégalité des citoyens devant les impôts avec le refus de la majorité de l'instauration d'un impôt sur la fortune pourtant en usage même dans les pays capitalistes».Par ailleurs, les députés de l'Alliance de l'Algérie verte qui regroupe le MSP, Islah et Nahda, estiment par la voie du chef de leur groupe parlementaire, que le gouvernement, à travers ce projet de loi, «n'a fait qu'adopter des solutions de facilité».Pour Naâmane Laouar, «le gouvernement manque cruellement de vision», soutenant que malgré «qu'elle ne fait pas partie de la crise économique du pays, l'opposition a fait preuve d'un grand esprit de responsabilité en ne ménageant aucun effort à faire des propositions et des alternatives autrement plus idoines que celles de facilité et de conjoncture du gouvernement». Un gouvernement qui, regrette le vice-président du MSP, «fait preuve d'autisme croyant sortir seul le pays de la crise».
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