Le maire d'Oran a mis l'accent hier, lors de la première sessionordinaire 2007 de l'APC, sur le manque de moyens financiers dont dispose laville d'Oran, pourtant considérée parmi les plus grandes villes d'Algérie. «Nous n'avons pas l'argent qu'ilfaut pour gérer une ville aussi importante qu'Oran», a-t-il affirmé, avant desouligner la nécessité pour les services concernés de faire preuve de plusd'abnégation en matière de recouvrement d'impôts. Invité à apporter son avis sur la question, l'inspecteur communalcommencera tout d'abord par mettre en relief la diversité et l'importance descharges qui incombent à l'APC. Il est difficile d'imaginer qu'une commune commeOran, qui supporte annuellement une charge salariale de 160 milliards decentimes, fonctionne avec un budget annuel de 180 milliards de centimes, a-t-ilindiqué. Chiffres à l'appui, le responsable communal illustrera cet état defait en donnant quelque exemples de ces charges. «L'installation d'un seulpoint lumineux coûte six millions de centimes», a-t-il dit. «Aussi,ajoute-t-il, la réhabilitation d'une seule école coûte entre 3 et 4 milliardsde centimes, la ville d'Oran ayant à sa charge plus de 200 écoles nécessitantdes travaux de réhabilitation». Pour ce qui est des moyens nécessaires pourassurer la gestion quotidienne de la ville, une benne tasseuse, a-t-il dit,coûte à la commune près de 1,1 milliards de centimes. «Avec 180 milliards decentimes, on ne peut même pas faire fonctionner une petite commune», a-t-ilindiqué. Pour ce qui est de l'entretien de la voirie urbaine, un dossier lourdde par l'importance des carences constatées depuis plusieurs années notammentpar les automobilistes, l'inspecteur communal mettra l'accent sur la nécessitéd'avoir les moyens financiers appropriés pour faire face au problème. A cesujet, il précisera que le bitumage d'un kilomètre de voirie coûte pas moins de1 milliard de centimes. Si on sait qu'Oran compte pas moins de 620 kilomètresde voirie, on peut, à travers un calcul simple déduire ce que peut représenterune telle tâche pour la ville. Pour sa part, le directeur de la divison de lavoirie et de la circulation commencera par dire qu'entre 5 et 10 milliards decentimes par an sont nécessaires à l'entretien de la voirie à Oran. Ceciconcerne uniquement le traitement des points noirs, la prise en charge des nidsde poules, etc. «Ce n'est que du rafistolage, du travail manuel, car pour fairedu véritable travail, il faut d'abord des moyens financiers adéquats, maisaussi des grandes entreprises disposant de moyens importants pour faire destravaux dans les normes. Mais, pour le moment, on n'a ni moyens financiers nigrandes entreprises, la seule qui est en activité aujourd'hui, c'estl'entreprise publique des travaux de la route de l'ouest (EPTRO), a-t-ildéploré.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : H Barti
Source : www.lequotidien-oran.com