Quelles retombées sur l’affaire Khalifa ?
L’amélioration des liens économiques et diplomatiques a été l’un des thèmes abordés cette semaine par le président Bouteflika lors de sa visite à Londres, la première d’un chef d’Etat algérien au Royaume Uni depuis l’indépendance du pays en 1962.
Cette visite de deux jours (11 et 12 juillet), centrée sur le renforcement de la coopération, marque le récent «rapprochement» entre les deux pays. L’un des objectifs de cette visite est de mener à bien la diversification de l’économie algérienne.
«Cela sera une excellente occasion de développer et de renforcer les relations bilatérales dans le domaine de l’économie où nous recherchons davantage d’investissements britanniques», a commenté, avant la visite, un porte-parole de l’ambassade algérienne. Mais cette visite avait aussi pour but d’améliorer les liens diplomatiques avec le Royaume Uni et plus largement avec l’Ouest.
Afin d’améliorer ces liens et cette coopération, le Royaume Uni et l’Algérie ont passé des accords relatifs à «l’aide judiciaire mutuelle en matière de code pénal», «l’aide mutuelle en matière de code civil et commercial» et à «la libre circulation des personnes».
Analysant cette visite, le prestigieux cabinet Oxforb business group a estimé que «dans ces accords se trouve aussi une convention d’extradition dont l’un des points les plus contestés concerne le cas d’Abdelmoumen Khalifa». Et de rappeler que, de nationalité algérienne, Khalifa dispose depuis 2003 du statut de réfugié politique au Royaume Uni. «Londres a, jusqu’à présent, ignoré les demandes d’extradition qui permettraient de le faire juger en Algérie pour la déroute financière du groupe Khalifa, le plus grand scandale financier du pays. Mais cette convention d’extradition devrait également jouer un rôle important en matière de lutte contre le terrorisme international en permettant aux deux pays de coopérer plus efficacement», souligne OBG.
Sur le front économique, le Royaume Uni a affirmé son intérêt pour le marché algérien. Durant les années 2005 et 2006, des hommes politiques britanniques de haut rang se sont rendus à Alger afin d’aborder les relations économiques et les intérêts de leur pays en Algérie, par le biais de l’Association du Moyen Orient (MEA), une organisation à but non lucratif. Le MEA, qui a organisé une cérémonie avec le ministre des privatisations durant la visite du président Bouteflika, prévoit, par ailleurs, une mission commerciale en Algérie à la fin de l’année. En juin, l’Algérie a également effacé son ardoise concernant la dette contractée envers le Royaume Uni, estimée à 202 millions de dollars. L’Algérie prouve ainsi sa solide situation financière et se montre désireuse d’attirer les investisseurs britanniques, remarque encore le cabinet britannique.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com