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VIOLENCE à L'ÉGARD DES FEMMES



VIOLENCE à L'ÉGARD DES FEMMES
La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme estime qu'aujourd'hui, il est temps de se pencher sur la prise en charge de l'auteur de la violence à l'égard des femmes. Pour elle, la mise en place d'un programme social au profit du «coupable» s'impose.Rym Nasri - Alger (Le Soir) - L'Algérie a finalisé la mise en place de toutes les lois permettant de lutter contre les violences faites aux femmes, affirme Mounia Meslem. Selon elle, notre pays dispose de toutes les lois nécessaires qui veillent à protéger la femme, à préserver sa place dans la société et à assurer son développement. Un «arsenal juridique» qui, poursuit-elle, hisse l'Algérie à la tête des pays maghrébins et du Moyen-Orient dans ce domaine. Elle cite, ainsi, la révision du code de la famille, l'amendement de la loi sur la nationalité, la réforme du code pénal qui incrimine les violences faites aux femmes au sein de la famille, les violences sexuelles et le harcèlement sexuel, sans pour autant oublier la nouvelle Constitution qui, dit-elle, «assure l'égalité entre l'homme et la femme pour les postes de travail».Toutefois, la ministre de la Solidarité estime qu'il est temps de se pencher sur le cas de l'auteur de la violence à l'égard des femmes. Elle plaide ainsi pour régler ce problème de la source. «Il faut mettre en place un arsenal juridique et un programme social spécifique pour la prise en charge de l'auteur de la violence à l'égard des femmes», a-t-elle indiqué jeudi dernier, en marge de la cérémonie de remise du Prix national pour la lutte contre les violences à l'égard des femmes, tenue à la Bibliothèque nationale d'El Hamma à Alger.«Il faut s'occuper du coupable et le traiter tout autant que la victime», ajoute-t-elle. Dans sa deuxième édition, le Prix national pour la lutte contre les violences à l'égard des femmes, consacré cette année au thème «la violence du point de vue juridique», a été remis à Boubeker Labiad, docteur en charia et droit et enseignant à l'université de Djelfa. Cette cérémonie intervient, justement, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes qui coà'ncide avec le 25 novembre.Pour rappel, la première édition de ce prix s'est axée sur le volet religieux de la question.
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